11 janv. 2011

Travaux à l'église

Les boiseries du côté droit du choeur de l'église sont attaquées depuis plusieurs jours par des champignons.


Après démontage partiel les dégâts semblent conséquents.



Le Maire a demandé un devis à l'entreprise Paul Guillaume au village. 
Hier 10 janvier, Paul et Simon Guillaume sont venus  constater les attaques de ce champignon dans les boiseries.
 Il semblerait qu'une infiltration d'eau dans un contrefort extérieur en soit l'origine.


On distingue nettement une dégradation du crépis des deux côtés de ce contrefort au dessus duquel pousse un rameau de vigne vierge. Il faudra examiner le chapeau de ce pilier pour voir si il n'est pas fendu ? Il laisserait passer l'humidité dans ce cas et serait par conséquent la cause du développement du champignon.

***
Ce même 10 janvier l'entreprise "Prêtre et Fils"de Mamirolle, spécialiste régional des cloches et sonneries est intervenue pour restaurer l'attache du battant de notre plus vieille cloche qui menaçait de se rompre à nouveau.


Deux spécialistes sont montés dans le clocher pour réaliser cette opération.




Derrière la trappe d'accès on aperçoit le mécanisme électronique qui donne son mouvement à l'horloge.




Nous en profitons pour ajouter dans notre menu de Bienvenue :
Site passionnant qui donne de multiples renseignements.


10 janv. 2011

La Corvée - La Prestation

Nos anciens n'avaient pas toujours la vie facile.
On sait qu'au Moyen-Âge, en particulier, la Corvée était une pratique très fréquente.
Journée de travail gratuite et due par le paysan à son seigneur et à son roi, elle consistait en des tâches imposées pénibles et fatigantes.

En échange de la sécurité qu'il procure, le maître exige !
Des manants vigoureux, il attend qu'ils participent à l'entretien des routes (On parle de Grands Chemins), à la défense publique par des travaux manuels de terrassement par exemple.
Le paysan creuse les fossés, élèvent les mottes ou les murs d'enceinte du château ...
On a calculé que pour édifier un petit fortin, une cinquantaine de manants devaient travailler quarante jours durant.

A Voillans on l'appela aussi "Prestation" après la Révolution.
C'était un peu la même contrainte : les habitants pauvres au lieu de payer les impôts participaient à des travaux divers, de terrassement encore, en guise de compensation. C'est ainsi qu'une partie de la Voie Romaine détruite par des extractions non autorisées a été remblayée notamment aux niveau des "Arbres Brûlés".

La Corvée était donc un travail non rémunéré et obligatoire principalement pour l'entretien des chemins.

Le Grand Chemin Strasbourg-Lyon à Voillans
La Route (Grand Chemin) Lyon-Strasbourg qui passait par La Plaine-Fin, Voillans, frôlait Les Planchottes avant de rejoindre Fontaine et Clerval fut l'objet de nombreux travaux d'entretien y compris par les clervalois. Les habitants de ces localités, au printemps et à l'automne, jusqu'à 4 ou 5 lieues (environ 20 km) de part et d'autre de la route devaient amener et répandre des matériaux divers sur la chaussée.
Dans l'intervalle d'une corvée à une autre, il arrivait bien souvent que les routes soient délaissées et partiellement détruites.

En page "histoire" nous avons publié un document qui donne les noms des "manants" qui vraisemblablement ont participé aux corvées :


 "Liste des Manants Habitants au Dit Voillans en 1580"

Odot Bretenière - Germaine Bailly - Pierre Borquin - Germain Bourgeois - Noël Corbot - Nicolas Corbot - Guillaume Frasney - Jacques Fresnelet - Antoine Fresnelet dit Jordy - Pierre Fresnelet - Martin Fresnelet - Henriot Fresneley - Jacques ... - Claudot George - Pierre Guyot ou Goyot - Girard Gourmand - Richard Guillemin - Guillaume Labbé dit Frison - Antoine Maillard - Pierre Martel - Claude Marie - Etienne Péquignot - François Poriel - François Simonin - Jacques Sirhenry - Jean Thiebaud - Claude Vallé - Etienne Vernier.

Notons cependant que grâce à la généralisation de la corvée royale dès 1738, on a pu agrandir et moderniser le réseau routier en France.

5 janv. 2011

Conseil Municipal

Mise à jour de la page Conseil Municipal.


4 janv. 2011

Vaylans

Hier, en présentant une autre description étymologique de Voillans, nous avons rappelé les différents noms anciens du village. Certains ont pu être des erreurs d'orthographe - elles ne sont pas un phénomène d'aujourd'hui - d'autres apparaissent dans des textes anciens.

C'est ainsi que "Vaylans" est le premier nom vérifiable.

On trouve en effet mention, en 1173, du domaine de "Vaylans" dans le texte d'une convention passée à Baume les Dames par Aymon, prieur de Chaux, Othon, comte de Bourgogne, et son père l'empereur Frédéric Barberousse pour se départager la terre de Chaux. Au nombre des témoins de l'accord figure un Ponce de Vaylans (Voillans).
(Dictionnaire des Communes du Département du Doubs)






Cette convention fut conclue en l'Abbaye de Baume les Dames.
Par cet acte Aymon, Othon s'associent chacun pour moitié dans la terre du Prieuré. Ce sera aussi l'origine de la Seigneurie de Clerval.
Cet évènement est rapporté dans la page "armorial" (N° 3) de l'excellent site Doubs-Généalogie.




Frédéric Barberousse et Baume les Nonnes
On nommait ainsi Baume au Moyen-Âge en raison du rôle de l'abbaye.


En ce XIème siècle, au hasard d'un partage, notre région bascula dans le domaine du Saint-Empire romain germanique ; pendant deux siècles, elle restera un fief des empereurs allemands.
Mais les seigneurs comtois, et en particulier le premier dentre eux, l'archicomte, supportaient mal de ne pas être totalement indépendants. C'est ainsi qu'au siècle suivant Renaud III se proclama de sa propre autorité archicomte et résista victorieusement à l'empereur. Il y gagna le surnom de Franc Comte (le comte libre qui ne doit rien à personne) ; certains pensent qu'il faut voir ici l'origine du nom de notre région !
Le pays souffrit beaucoup de cette lutte ...




Baume ville fortifiée
La lutte des seigneurs comtois contre les empereurs prit fin quand l'un d'entre eux, Frédéric Barberousse, épousa Béatrice, fille et héritière de Renaud III : par ce mariage, il acquérait le titre d'archicomte. En politique habile, Frédéric traita les Comtois avec égards, avec affection même, et fit de fréquents séjours dans la province.
L'importance de la ville de Baume-les-Dames ressort du fait que l'empereur s'y arrête volontiers, descendant à l'abbaye, qu'il y prend des décrets, y rend la justice : on l'y voit ainsi en 1153, en 1173, en 1178. Et c'est un Baumois, Maître Arnaud de Baume, qui est notaire, c'est à dire secrétaire, de l'impératrice.
Les troubles reprirent après la mort de Frédéric."
Extraits du livre "Histoire de Baume les Dames" Alexandre Borrot. 1978

C'est Frédéric Barberousse qui encouragea la construction des remparts de Baume.
Frédéric 1er de Hohenstaufen (1122 - 1190) fut empereur romain germanique, roi d'Allemagne (Rex Romanorum), roi d'Italie, Duc de Souabe et duc d'Alsace, comte palatin de Bourgogne. Il a gagné son surnom en Italie du fait de son éblouissante barbe rousse.


Mariage de Frédéric Barberousse et Béatrice de Bourgogne
Giovanni Battista Tiepolo (1696 - 1770)





3 janv. 2011

Velatodurum

Une autre description étymologique de Voillans


"Au dessus de ce Village, du côté du couchant, il y a deux sources qui forment chacune un ruisseau, qui se réunissent à l'entrée de ce Village. Le ruisseau formé des deux, coupe Voillans par le milieu. Après l'avoir traversé, il fait moudre un moulin, et tombe au sortir de la roue dans un creux de pierre qui s'écaille. La situation de ce Village a la forme d'un pétrin. Il y avait des mines de fer fort abondantes, et où le fer se trouvait pur en certains endroits ; il n'y a pas longtemps qu'elles sont épuisées.
  On trouve dans l'itinéraire d'Antonin (fin IIIème siècle) sur le chemin de Besançon à Mandeure une mention nommée Velatodurum. Elle est à la distance de vingt deux milles de la première de ces villes, c'est précisément l'éloignement de Besançon à Voillans.
 - Bel, vel, fer, Toddur, endroit où l'on fond. Velatodurum : endroit où l'on fond le fer, endroit où il y a un fourneau."

de Jean-Baptiste BULLET (Théologien et historien) 1639 - 1775
(Texte communiqué par François Champroy).


En page "histoire" de ce site, on trouve un paragraphe "Toponymie" (étude des noms de lieux) avec huit noms différents pour Voillans.       


Toponymie
  1. 1162 - Vallans
  2. 1173 - Vaylans
  3. 1200 - Waylans
  4. 1251 - Vayllans
  5. 1268 - Voillans
  6. 1336 - Vaillam
  7. 1385 - Vaillans
  8. 1658 - Voulans
  9. 1671 - Voillans
Voici étymologiquement (étude de l'origine des mots) avec le texte de Jean-Baptiste Bullet, une référence beaucoup plus ancienne.

Le Dictionnaire des Communes du Département du Doubs (1987) évoque, lui aussi, cette étymologie : "De nombreuses trouvailles archéologiques permettent de penser que Voillans était alors une station romaine, peut être le Velatodurum de l'itinéraire d'Antonin et de la table de Peutinger, qu'il a toujours été si difficile d'identifier.
Les plus anciens documents où se lisent le nom du village ne sont pas antérieurs au XII ème siècle."




Jean-Baptiste Bullet 1639 - 1775
Né à Besançon, professeur de théologie, il mourut doyen de l'université.
Correspondant de "l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres" il fut aussi membre des académies de Besançon, Dijon et Lyon.
Il est l'auteur de nombreux travaux historiques comme : Histoire du christianisme 1764 - Dissertations sur différents sujets de l'histoire de France 1759 - Dissertations sur la mythologie française et sur plusieurs curieux de l'histoire de France 1771.
Mais il est surtout connu pour ses Mémoires sur la langue celtique 1754 et ses Recherches Historiques sur les cartes à jouer.





2 janv. 2011

Voie Romaine en hiver

Hier avec la fonte partielle de la neige on pouvait distinguer assez nettement, sur la Levée, le tracé de l'ancienne Voie Romaine.


La bande blanche neigeuse que l'on voit fuir au loin est l'un des bas-côtés de la voie.



Sur l'ancien site une photo avec sur-lignage la montre en période herbeuse presque au même endroit.




Un peu plus loin dans le bois de Bermont




Un prochain article reviendra sur ces vestiges très visibles encore sur le territoire communal.