31 juil. 2026

Maison REUILLE Jean-Marc

Maison REUILLE Jean-Marc

Rebâtie récemment sur les ruines de l’ancienne maison BONNEY, que l’on appelait « chez le Sapeur ».
Le Sapeur, Félicien BONNEY, était marié à Francine HEME, sœur de « Merguet » (Célestin HEME).

J’avais peut-être sept ans quand le Sapeur est mort. Le curé m’avait pris comme servant. C’était la première fois que je servais un enterrement et je me souviens que je n’étais pas fier en entrant dans la maison, car je m’attendais à voir Félicien BONNEY, « le Sapeur », mort dans son cercueil.

Leur fille Aline, mariée à Virgile ROY, a dû y vivre quelques années avec ses parents et son mari avant d’aller habiter chez Jules VUILLIN.


     "Chez le sapeur" 


30 juil. 2026

Maison "TREGUET" ou "GAUDA"

Maison « TREGUET » ou « GAUDA »

J’ignore à qui elle appartient aujourd’hui et je ne l’ai jamais vue habitée quand j’étais jeune.
À une époque, elle appartenait à Charles JEANNERET, qui l’utilisait comme écurie.






29 juil. 2026

 


Auguste GUILLAUME dit "BISMARCK" et sa femme Maria devant leur maison

La ferme


 Une tranche de vie du village en 1900

Maison Charles GUILLAUME

Maison Charles GUILLAUME dit " banna "

Ancienne maison de Charles et de ses parents.
Sa mère, Louise MARTIN, originaire d’Autechaux, était devenue veuve au début de la guerre. Elle s’est ensuite remariée avec Célestin HEME, dit « Merguet ».

Je me souviens qu’ils avaient ouvert une petite épicerie dans une chambre située à l’étage de la maison.
Cette épicerie était tenue par Alice, la maman de Charles, d’Annie et de Michel, avec l’aide de sa sœur Germaine. Toutes deux étaient les sœurs de « Banna », Charles GUILLAUME.

Ainsi, pendant un certain temps, cette maison a été à la fois un lieu d’habitation familiale et un petit commerce de village.

Au 1er plan : maison VALET 
Au 2e plan : maison Charles GUILLAUME 
Au 3e plan : maison BISMARCK


28 juil. 2026

Maison VALET Robert et sa femme Geneviève

Maison VALET Robert et sa femme Geneviève

Elle a été habitée successivement, pendant et après la guerre de 14-18, par Aristide SIMONIN, dit « Tito », sabotier, garde-champêtre et fossoyeur, avec sa fille Virginie, couturière.
À leur départ, ils ont été remplacés par JACOULET, garde-forestier, marié à l’institutrice, mais qui, lui, était sobre comme un chameau. Il jouait parfois du piston chez lui et, quelques fois aussi, du cor de chasse au-dessus des monts d’Hyevre, et on l’entendait depuis le village.
(F-C : c’était le son du cor au fond des bois.)

La maison a ensuite été achetée et habitée par Édouard TRIMAILLE, dit « Piouli », sabotier lui aussi et journalier agricole. C’était un grand bonhomme sec qui jouait également de la flûte. Il était veuf et, paraît-il, assez riche.
À sa mort, sa nièce et héritière, Irma TRIMAILLE, mariée à Charles JEANNERET, a pris possession de la maison. Ils y sont décédés tous les deux. Leur fils unique étant mort au Maroc pendant son service militaire, Robert VALET en est devenu propriétaire.



27 juil. 2026

Cinéma Stella de Baume les Dames : à l'affiche du 28 juillet au 4 août 2026

 Voici le programme du Stella pour cette nouvelle semaine cinématographique ainsi que le lien pour prendre vos places sur le nouveau site en cliquant sur ce lien 

Attention le jeudi la séance est à 20H00



Maison de Charles GUILLAUME, dit "Banna"

Maison de Charles GUILLAUME, dit « Banna »

Ou plutôt maison de la famille de sa femme, Marthe JEANNIN. C’était en effet la maison de sa mère, Marie JEANNIN, née GUILLAUME, sœur de celui que l’on appelait « Bismarck ».

C’est une maison à grand balcon, d’un aspect assez soigné, presque « bourgeois », surtout si on la compare aux maisons rurales voisines de l’époque.

La grand-mère de Marthe, la vieille « Fifine » GUILLAUME, passait une grande partie de ses journées dans une pièce appelée « le cabinet ». Installée près de la fenêtre, souvent légèrement en retrait derrière les rideaux, elle observait attentivement tout ce qui se passait aux alentours et tendait l’oreille à la moindre conversation. Ce poste lui convenait parfaitement, car la maison est située en plein cœur du village, au croisement de plusieurs rues.

La rue descendant de l’église, en particulier, était très fréquentée par une population alors très pratiquante. Messes tôt le matin, vêpres l’après-midi, prières le soir : le va-et-vient était constant, et la vie du village offrait à la Fifine bien des occasions d’observer, d’écouter… et sans doute de commenter.




26 juil. 2026

 Ex-maison Auguste GUILLAUME, surnommée « BISMARCK »

Je n’ai d’ailleurs jamais su pourquoi, pas plus que je n’ai jamais connu l’origine et la raison des sobriquets que portaient beaucoup de gens à cette époque.

BISMARCK était marié à Maria CHAMPROY. Ils avaient vécu longtemps aux Planchottes avant de venir s’installer au village, dans cette maison plus qu’inconfortable.

Elle a été démolie il y a quelques années par Patrick BILLEREY, qui a utilisé une partie des pierres pour construire une maison neuve, un peu en retrait.

25 juil. 2026

La villa BOUFFIER

 La villa BOUFFIER

Résidence de vacances de la famille BOUFFIER, probablement depuis plus d’un siècle.
C’était une famille lyonnaise aisée. Le père BOUFFIER, celui que j’ai connu, possédait une soierie à Lyon.

C’était toujours un événement quand ils arrivaient en été à Voillans avec leurs grosses voitures, chauffeurs et domestiques, dont Frédo HEME, originaire du village. Pour nous, pauvres petits culs terreux, c’étaient presque des seigneurs. D’ailleurs, pour beaucoup de gens, Madame BOUFFIER était simplement « la Dame », et notre mère ne manquait jamais de nous recommander d’être polis et de ne surtout pas oublier de les saluer.

Pendant leur séjour à Voillans, leurs enfants se mêlaient assez peu à ceux du village. Il existait d'ailleurs une certaine rivalité entre les enfants du « château » et ceux du village. Lorsque les uns et les autres se retrouvaient, les enfants du « château » semblaient parfois se considérer comme appartenant à un autre monde et laissaient transparaître un certain sentiment de supériorité, probablement davantage hérité de leur éducation que de leur caractère.***voir note

Cela se manifestait même à l’église, où je les ai parfois vus assister à la messe du dimanche matin, rentrant de la chasse avec des chaussures pleines de terre. Si l’un de nous s’était permis une telle incongruité, il aurait été montré du doigt et sévèrement critiqué. Mais voilà… eux, ce n’était pas nous.

Il arrivait quand même parfois qu’ils transgressent l’ordre ou les convenances, sauf Jacques, qui était plus âgé. Par contre Marcel, Paul, Madeleine et leurs cousins JOMAIN sautaient à notre passage sur la voiture à échelles, prenaient les guides du cheval et venaient faner le regain avec nous sous la tour du château.

Ma mère était pleine de respect pour ces gens-là, car tous les ans « la Dame » lui apportait de vieux vêtements ou des chaussures de ses enfants. Et comme nous étions plus près de la mouise que de la richesse, les cadeaux étaient toujours les bienvenus.

Dans la même propriété, attenante à la villa, se trouvait un logement qui, à l’époque des vacances, était occupé par la famille CARRIER, les frères de Madame BOUFFIER. Il y avait là, si je me souviens bien, Marcel, Jean et Édouard, ainsi que leur vieille mère.
Tous étaient médecins psychiatres à Lyon. L’un d’eux était le père de Jean et Paul, qui étaient alors encore des enfants, et c’est lui qui acheta le château en 1927 ou 1928.

***Note de François Champroy : Il y a toujours eu, à chaque génération, une espèce de petite guéguerre entre les enfants du « château » et ceux de Voillans. Cette rivalité, qui n'avait rien de bien méchant, faisait presque partie de la vie du village. Elle a aujourd'hui disparu avec le départ des familles Carrier et Bouffier de Voillans.


N'oublions pas ce que la commune de Voillans doit à la famille Carrier.

Entre autres, Paul Carrier a fait preuve d'une grande générosité envers notre village. Deux exemples me reviennent en mémoire.

Le premier concerne l'église de Voillans. Dans les années 1960-1965, le curé Voisard avait décidé de vendre le vieil autel, qui datait de la construction de l'église en 1770, afin de le remplacer par un autel plus moderne, permettant au prêtre de célébrer la messe face aux fidèles.

Aussitôt dit, aussitôt fait : l'ancien autel fut vendu pour la somme de 3 000 francs.

Prévenu par téléphone, Paul Carrier ne supporta pas l'idée de voir ce meuble historique quitter

Voillans. Il racheta donc l'autel au curé et le fit transporter au château.

En 1978, lorsque l'église fut nettoyée et repeinte, les bénévoles qui avaient restauré l'intérieur de l'église souhaitèrent remettre le vieil autel à sa place d'origine. En proposant de le racheter à Paul Carrier, celui-ci répondit qu'il le rendait à la commune, sans aucune contrepartie.

C'est également Paul Carrier qui fit don à la commune de l'alambic à bain-marie avec lequel nous distillons encore aujourd'hui.

Un seul regret subsiste : le grand lustre qui ornait autrefois la nef centrale de l'église. D'après ce que l'on m'a raconté, il se trouverait dans le hall de la sous-préfecture de Vesoul... Y est-il encore ?

Mystère.

Si, par hasard, Monsieur le Préfet du Doubs et Monsieur le Sous-préfet de la Haute-Saône lisaient ces lignes et souhaitaient faire un geste envers notre commune, qu'ils sachent que les habitants de Voillans seraient très heureux de voir ce lustre retrouver un jour sa place dans notre église !



   Arrière de la maison



24 juil. 2026

Maison PROBST Emile

 Maison PROBST Émile

(aujourd’hui disparue – ruine démolie par Daniel BILLEREY)

Le propriétaire était un fromager de nationalité suisse, marié à Jeanne, que l’on appelait « la Dorlette ».
À cette époque, il y avait trois fromageries à Voillans : PROBST, KUHNI et Célestin HEME, dit « Merguet ».

Les PROBST tenaient en même temps café, épicerie, jeu de quilles, et faisaient même danser les jeunes de l’époque avec un vieux phonographe muni d’un énorme pavillon bleu.

Ils possédaient deux énormes chiens, Castor et Pollux, dont j’avais une trouille bleue quand ma mère m’envoyait en commissions.

PROBST fabriquait des petits fromages genre camembert et du beurre, que la Dorlette allait livrer ou expédier à Baume.
Pour cela, elle utilisait une grosse charrette à quatre roues, surmontée d’une plate-forme sur laquelle elle empilait ses caisses d’emballage. Elle y attelait Castor et Pollux, prenait place dessus et, fouette cocher, ça démarrait sur les chapeaux de roues.

Au retour, à vide, elle descendait la côte de Champray à fond de train, mais un jour l’équipage rata le dernier virage du bas (1) et la Dorlette se retrouva dans les épines, avec la charrette et les emballages.
Comme c’était une grosse femme, pas très grande et très lourde, elle eut bien du mal à se sortir de là.

Au départ du couple PROBST pour la région parisienne, la maison fut rachetée par les COQUARD, puis par Daniel BILLEREY.

(1) P-S de F-C : le fameux virage de Champray faisait déjà des siennes, mais à l’époque il n’y avait pas de poteau téléphonique pour arrêter les véhicules ou les chauffeurs en perdition… heureusement pour « la Dorlette ».







23 juil. 2026

"LA FERME" et Chez "Maniguet"

 « LA FERME »

Ancienne propriété Bouffier
Appartient à présent à Élie CHAMPROY et est habitée par son fils Pierre et sa famille.

Lorsque j’étais tout jeune, mes grands-parents l’exploitaient comme fermiers depuis de nombreuses années, plus précisément ma grand-mère Marie et ses fils Joseph, Stéphane et Charles, puisque mon grand-père était décédé.

Mon souvenir le plus ancien concernant cette maison, c’est le rassemblement devant la grange et le départ des hommes mobilisés à la déclaration de guerre en 1914. Ils étaient 10 ou 15, dont mon père, et ce qui m’avait surtout frappé, c’était la présence parmi eux de Paul CURTY qui, étant en permission, partait dans sa tenue de zouave. Son frère Virgile me l’a confirmé quelques années plus tard.

Charles CHAMPROY, mon parrain, ayant été tué en Alsace en 1914, et ma grand-mère étant décédée en 1919 de la grippe espagnole, la ferme fut exploitée par les oncles Joseph et Stéphane.

Presque attenant à la ferme, dont c’est d’ailleurs une dépendance, se trouve un grand bâtiment tout en longueur qu’on appelait :

Chez « MANIGUET »

Du nom, je crois, des anciens propriétaires ou occupants.
La partie logement a été habitée par l’oncle Stéphane, puis par différents commis, dont un vieux Auguste LANOIX, dit « le Noir », qui était presque de la famille tellement il y avait longtemps qu’il était là.
Son défaut : il chiquait, et à l’occasion des battages par exemple, quand tout le monde buvait sur les lieux du travail, on avait toujours une petite hésitation à boire après lui…

P.-S. de F. C. :
La « Ferme » est inoccupée en ce moment, et chez « Maniguet » est habitée (depuis quelques années), après restauration, par Pierre et Nicole CHAMPROY.


Chez MANIGUET, actuellement Pierre CHAMPROY


22 juil. 2026

Cinéma STELLA : CINE-RENCONTRES

 


Maison BIANCHI Auguste

 Maison BIANCHI Auguste

Mitoyenne de la maison FRICHET et située à l’arrière de celle-ci, l’ancienne maison d’habitation de mes grands-parents maternels : Louis BIANCHI et Émilie CORLET, et de leurs enfants : Maria, Félicie, Louis, Jeanne, Marie et Auguste.
Dès la fin de la guerre de 14-18, trois de ceux-ci vivaient encore avec leurs parents.

Mon grand-père, un vieux maçon d’origine suisse, né à Balerna, canton du Tessin, en 1850, donc de langue italienne, était arrivé en France à l’âge de 27 ans, puis à Voillans, où il s’est marié et a été naturalisé français en mai 1905.

Avant la guerre de 1914, il avait construit dans la cour un petit bâtiment à un étage dans lequel il avait ouvert une épicerie. Celle-ci a dû être fermée dès le début de la guerre (mobilisation de Louis Bianchi). Je ne l’ai pas connue en exploitation, mais je me souviens d’y avoir encore vu du sucre en gros morceaux, logé dans des sacs, qu’il fallait casser avec un marteau.

Ancien maçon qui aimait bien reprendre la truelle, mon grand-père m’a un peu initié au métier et j’ai fait avec lui pas mal de petits travaux de maçonnerie sur des maisons à Voillans. À 79-80 ans, il avait des difficultés pour monter à l’échelle, mais arrivé sur l’échafaudage, il était infatigable.

Le bâtiment construit pour l’épicerie est ensuite devenu le logement de la famille Auguste BIANCHI, qui y a ajouté une petite écurie, puis un hangar métallique agricole.
L’ensemble a également été occupé par Pascal COURGEY, petit-fils d’Auguste BIANCHI, dit « Gugu », et de Marie.



21 juil. 2026

Maison de Jeanne et René Champroy

 Maison de Jeanne et René CHAMPROY

C’était anciennement une dépendance de la maison de Charles FRICHET et de sa femme Philomène CHAMPROY.
Cette partie, que l’on appelait « Chez la Manette », était un ancien logement que les FRICHET n’utilisaient plus guère, et qui a été agrandi et aménagé par René et Jeanne.

Je ne ferai pas de commentaire sur les hangars et bâtiments agricoles, car je m’y perdrais ! Je n’ai vu construire que le plus vieux d’entre eux par l’oncle Joseph, père d’Élie et de René. Je crois que c’était en 1927.

Par contre, je me souviens d’avoir amené depuis chez CORDIER, à Baume-les-Dames, les piliers de chêne qui soutiennent les fermes. Je me souviens aussi d’avoir conduit à la scierie VILLEMINOT de Clerval une partie des épicéas de la cure et du cimetière, et de les avoir ramenés en planches de sciage qui ont été utilisées dans le hangar le plus ancien.

Toujours dans l’ex-maison FRICHET, le logement de Marie-Jeanne CHAMPROY.
J’étais encore jeune quand la Philo FRICHET est décédée, laissant son mari Charles seul. Il a donc vécu ainsi assez longtemps, puis mon oncle Stéphane est allé habiter avec lui jusqu’à leur mort à tous deux.



Hangars et bâtiments agricoles
(Jeanne et René, actuellement Yvette)

René et Jeanne CHAMPROY / Ex-FRICHET, maintenant Claude CHAMPROY


Louis Bianchi - Charles Frichet - Stephane Champroy 
Sur le banc en pierre de la maison de chez Claude Champroy 1934

20 juil. 2026

Cinéma Stella de Baume les Dames : à l'affiche du 22 au 28 juillet 2026

Voici le programme du Stella pour cette nouvelle semaine cinématographique ainsi que le lien pour prendre vos places sur le nouveau site en cliquant sur ce lien 

Attention le jeudi la séance est à 20H00



18 juil. 2026

Chez "le Bâle"

Chez « le BÂLE »

Appartenant à une famille BONFILS (anciennement tout au moins).
C’est là que je suis né, ainsi que trois de mes frères et sœurs, et que nous y avons grandi jusqu’en 1922. J’avais alors onze ans.

La maison comportait deux logements (et quels logements !!) : celui que nous occupions donnait sur la rue, et l’autre sur l’arrière. Actuellement, c’est une vieille baraque inhabitable.

Vers 1919-1920, le logement de l’arrière (P.-S. : vers la porte de grange, côté ouest) a été occupé par Lina BOUHELIER et sa fille Berthe. Elles ne sont restées que peu de temps et ont été remplacées par la veuve Léontine CUENOT et ses enfants : Louis, Roger, Anna et Alice.
Ils étaient là comme fermiers de BONFILS et sont restés trois ou six ans, je ne me souviens plus très bien.

À leur départ, ils ont été remplacés par Auguste MAGNIN, sa femme et leurs fils Luc et Robert, eux-mêmes remplacés par Albert CURTY et Alice GUILLAUME dès leur mariage, et enfin par Robert VALET et sa femme Geneviève.

Le logement que nous occupions a été partiellement réoccupé par les CUENOT, puis pendant un certain temps par Auguste BIANCHI et Marie, son épouse, entre leur mariage et la guerre de 1939-45.
Ma femme Andrée leur a succédé avec Roseline et François pendant que j’étais prisonnier, et jusqu’à mon retour d’Allemagne.

Arrière de la maison


17 juil. 2026

Maison "Chez GINDRE"

Maison « Chez GINDRE »

Appartenant à Élie CHAMPROY, et en instance de démolition, paraît-il.
J’ai souvenir d’y avoir connu, ou plutôt vu, une vieille femme que l’on appelait « la Tinotte ». C’était notre plus proche voisine et, un matin, alors que j’étais devant chez moi, je l’ai vue sortir brusquement de chez elle avec un balai et flanquer une bastonnade à la vieille Césarine HEME, qui portait son lait à la fromagerie PROBST. 
Je devais avoir deux ou trois ans, mais cela m’avait frappé moi aussi, car le souvenir m’en est toujours resté aussi vivace. Par contre, je n’ai jamais connu le motif de cette correction.

P.-S. de François Champroy :
Cette maison est démolie depuis quelques années. L’endroit sert maintenant de parking, et c’est là qu’est installé le conteneur pour la récupération du verre.

Par pitié : ne laissez rien traîner à côté du conteneur à verre ! 😄

Maison démolie (parking à la place)


16 juil. 2026

Chez la "MAGNATE"

Chez la « MAGNATE »

Propriété BOUFFIER.
Elle a été habitée par Auguste CHAMPROY et Léa pendant la guerre, ensuite par un garde forestier nommé BEURET, puis par Irma LAURENT, dite « la Magnate ».

Séparé de cette maison mais appartenant aussi à Henri BOUFFIER (actuellement Alexandre LIARD), un bâtiment à usage agricole, haut et étroit, que l’on appelait le « magasin », avec un beau mur bâti par MARLIN il y a peut-être plus d’un siècle.

Au fond de la cour, bordant la maison de la Magnate, dans une vieille maison transformée en grange par le Grand Gugu, vivait un vieillard se nommant Eugène BONNEY. Tout le monde l’appelait Eugène SÉGUIN, je pense parce qu’il élevait quelques chèvres qui le suivaient partout.
C’était un brave homme, mais pauvre comme il y en avait plusieurs à Voillans à cette époque, et je me suis souvent demandé depuis de quoi ces gens-là pouvaient bien vivre. Je suis sûr qu’ils ne mangeaient jamais à leur faim. Je ne sais pas si Séguin portait des sabots en hiver, je crois l’avoir toujours vu pieds nus.

Nous allions parfois le voir dans sa « cuisine » enfumée à tel point que nous ne nous y attardions pas… lui, si… !

13 juil. 2026

Cinéma Stella de Baume les Dames : à l'affiche du 15 au 21 juillet 2026

Voici le programme du Stella pour cette nouvelle semaine cinématographique ainsi que le lien pour prendre vos places sur le nouveau site en cliquant sur ce lien 

Attention le jeudi la séance est à 20H00


k


Maison de Roger CHAMPROY

Maison de Roger CHAMPROY

(P.-S. de F. C. : aujourd’hui famille AMIOTTE)

Elle a probablement été le berceau d’une ou de plusieurs générations de ma famille paternelle (1), et où, je pense, sont nés mon père et ses frères et sœurs. La famille a dû quitter cette maison vers 19.., quand mes grands-parents se sont installés comme sur la ferme de chez Carrier.

Depuis ce moment et jusqu’à la fin de la guerre, je crois qu’elle a été plus ou moins habitée, et ce n’est que vers les années 1919 que l’un des frères Champroy, Auguste, dit « le Grand Gugu », s’y est installé avec sa femme Léa Barrand, parents de Roger et Paul.

P.-S. de F. C. :
(1) Les premiers Champroy, trois frères, sont arrivés à Voillans vers 1630-1640 ?

(à gauche : LIARD Alex) (Au centre : la "MAGNATE") (à droite : Roger et Paul CHAMPROY, ex : GINDRE, rénové par AMIOTTE J. et C.)


12 juil. 2026

Carmen, oiseaux rebelles - Opéra promenade

 





Maison Jean-Paul et Isabelle SCHIFFMANN

Maison Jean-Paul et Isabelle SCHIFFMANN

(Ancien presbytère)

Ancien presbytère, ex-cure dans laquelle j’ai connu plusieurs curés, notamment le curé Monnier, avec lequel j’ai fait ma première communion.

C’était un grand brutal qui avait passé une dizaine d’années en Chine comme missionnaire. Il lui arrivait, lorsqu’il était en colère, de nous taper sur la tête avec un gros bouquin ou de nous tirer les oreilles jusqu’à les faire saigner. Personne ne l’a regretté quand il est parti à Soye, je crois.

À l’époque, il y avait messe tous les jours à 7 heures, été comme hiver, suivie aussitôt par une demi-heure de catéchisme, de sorte que nous sortions de l’église quelques minutes seulement avant d’entrer à l’école.

En ce qui me concerne, j’étais un « favorisé » : j’étais de corvée pratiquement tous les matins et le dimanche pour servir la messe. Pendant ce temps-là, mes camarades avaient le temps d’apprendre ou de repasser la leçon de catéchisme. Cela devait être considéré comme un honneur pour la famille, car quand je disais que j’en avais marre de toujours servir la messe, ma mère était outrée et elle m’aurait presque traîné de force à la sacristie si j’avais insisté.

Plusieurs curés se sont succédé après le départ de Monnier ; le dernier fut l’abbé Voisard.

P.-S. de F. C. :
(1) À cette époque, tous les enfants en âge d’aller à l’école, et jusqu’à la communion solennelle, allaient au catéchisme.



Ancien presbytère rénové


La cure en 1900





11 juil. 2026

Maison de Louis LIARD - "Loulou"

Maison de Louis LIARD – « Loulou »

Pour nous, étant jeunes, c’était « chez la Félicie ».
Cette Félicie Renaud, de Vergranne, était une veuve Curty et l’épouse séparée de Joseph Hème, dit « Blotti ». À la fin de la guerre, mais pendant très peu de temps, trois de ses fils vivaient avec elle : Virgile et Paul Curty, ainsi que leur demi-frère Henri Hème.

Au départ des deux premiers, Henri a vécu de nombreuses années avec sa mère, puis, longtemps après le décès de cette dernière, il s’est marié avec Marie Liard, tante de « Loulou ».

Attenante à cette maison, et appartenant aussi à Alexandre, se trouvait une très vieille maison dominant le centre du village, que l’on appelait « chez Mornard » ou le « Fort Chabrol ». Elle appartenait à la famille Jeanneret et n’a jamais été habitée. Nous profitions de son abandon pour aller jouer en cachette à l’intérieur.

P.-S. de F. C. :
Pour ceux qui ne connaissent pas la définition de « Fort Chabrol », voir Wikipédia ou un dictionnaire.

 






9 juil. 2026

Maison CHAMPROY Élie – aujourd’hui Marie-Anne et Mathieu

Anciennement propriété de Francis Guillaume, qui l’habitait avec sa famille : Augusta Lomont, son épouse, et leurs enfants Stéphane « Tatane » et Marie.

Pendant la guerre de 14-18 vivait également avec eux le père de Francis, le vieux Stéphane, qui exerçait les fonctions de maire en l’absence de l’oncle Joseph Champroy, mobilisé.

Devenu veuf quelques années après la guerre, Francis a toujours vécu dans cette maison avec ses enfants, notamment Stéphane, qui entre-temps avait épousé Marguerite Dornier. Plus tard, il a vécu avec sa fille Marie jusqu’au mariage de cette dernière avec Auguste Bianchi.

Vers 1940-1945, Stéphane a quitté Voillans avec sa famille, et la maison a été achetée par Élie Champroy.

P.-S. de F. C. : Certains anciens me disaient que cette maison servait de relais au temps de la route des diligences, qui venait de Baume-les-Dames en passant par la Plaine-Fin (voir sur le site : Jean-Paul en avait beaucoup parlé). Les relais étaient distants les uns des autres de 10 à 12 miles, soit entre 16 et 19 km.

Les diligences ne voyageaient pas la nuit. Les relais offraient des repas et de bons services. Les équipes d'attelage, constituées de mules et de chevaux, pouvaient être changées.




PS : 




Maison Dèdet entre la maison BIANCHI CAFFE et la maison "Chez la Brosse" 

Feux d'Artifices



8 juil. 2026

Maison FAIVRE – actuellement Jean-Noël BONNOT

 Quand j’étais jeune, et pendant plusieurs années, les gens la désignaient toujours sous l’appellation « chez Kerboulot », bien que cette famille, qui s’appelait en réalité Sirhenry, soit, je crois, partie ou que ses membres soient décédés depuis longtemps. En tout cas, je ne les ai pas connus.

Elle a dû être achetée vers 1920 ou 1921 par Henri Kuhni, un fromager de nationalité suisse, qui était marié à Louise Trimaille, sœur de Bajot.

Ils avaient quatre enfants : Christiane, Henri, Frida et Suzanne. J’ai surtout fréquenté Henri, qui avait un an de moins que moi. Nous étions copains quand nous ne nous battions pas ensemble. Il avait un sale caractère, mais il apprenait ce qu’il voulait à l’école, seulement quand il voulait, et la maîtresse n’en avait pas toujours raison.

De temps à autre, il m’emmenait dans la cave à fromage de son père et, là, muni de la sonde spéciale, il prélevait des carottes dans les meules de gruyère que nous dégustions sur place. Nous allions aussi dans la pièce où son père entreposait la crème fraîche, et nous la mangions à la louche. Heureusement, son père ne nous a jamais surpris, car nous aurions probablement passé un mauvais quart d’heure.

Après l’ouverture de la fromagerie coopérative, qui lui avait enlevé pratiquement tous ses anciens clients, Kuhni a quitté Voillans et acheté une fromagerie à Clerval.(ancetre de la fromagerie Schneiter ) C’est là qu’Henri, qui avait alors une vingtaine d’années, s’est noyé accidentellement dans un trou d’eau glacée en y portant rafraîchir des bidons de crème fraîche.

Quelques années plus tard, la maison « Kerboulot » a été vendue à la famille Faivre.

P.-S. de F. C. :
C’est Jean-Noël, petit-fils de Denise Faivre, qui l’occupe actuellement.
Sur le fronton du linteau de porte de cette maison, il y a cette inscription en latin, que m’avait traduite l’abbé de … :

Sic sacerdos – Tel curé
Sic populis – Tel peuple
Non sic Dominus – Ce n’est pas le Seigneur

Une date : 1774, et des initiales J.C.R.
Puis : P.B. – 1847