17 août 2026

Cinéma Stella de Baume les Dames : à l'affiche du 18 au 24 août 2026

Voici le programme du Stella pour cette nouvelle semaine cinématographique ainsi que le lien pour prendre vos places sur le nouveau site en cliquant sur ce lien 

Attention le jeudi la séance est à 20H00



Maison "chez la TAURIE" ou "chez la Germaine"

Maison “chez la TAURIE” (1) ou “chez la Germaine”

Cette maison appartenait à Annie CURTY, épouse de Joseph CHAMPROY dit « Mimi ». On l’appelait couramment « chez la Taurie ».
Je pense que ce surnom venait de l’ancienne propriétaire, que je n’ai pas connue personnellement.

J’ai cependant le vague souvenir d’y avoir vu Alfred JEANNERET, frère de Delphin, qui était bien l’époux de celle qu’on surnommait « la Taurie ». Son nom de jeune fille était Victorine LANOIX. Ils ont habité cette maison quelques années.

Par la suite, la maison est passée dans la famille de Charles HEME.

(1) P-S de F-C :
Taurie : définition extraite du dictionnaire du Moyen Français (1330-1500).
Le mot désigne une génisse, c’est-à-dire le féminin de taureau, issu du latin taurus.

En langage plus simple et dans l’esprit du village, cela voulait dire une femme solide, forte, bien charpentée, « bien bâtie » comme on disait autrefois. Ce n’était pas forcément méchant, mais plutôt une façon imagée, un peu rude et moqueuse, de décrire quelqu’un de robuste, selon l’humour paysan de l’époque.

Une génération plus tard, la mienne, la maison appartenait à Albert Curty et à son épouse Alice Guillaume, parents de Charles, Annie et Michèle.
Albert, frère de ma mère, était aussi mon parrain. Lorsque nous venions à Voillans, tous les trois ou quatre ans, j’étais souvent avec lui. Il m’a appris bien des choses simples et précieuses de la terre : reconnaître les champignons, greffer les arbres fruitiers, et mille autres petits savoirs qui ne s’apprennent pas dans les livres.

Mais revenons à la maison « chez la Germaine ».

Cette maison, inhabitée, servait de véritable quartier général, surtout l’hiver, quand la neige tombait en abondance. Et à l’époque, ce n’était pas trois flocons pour faire joli : on parlait de bonnes couches de vingt centimètres qui tenaient plusieurs jours !

La grande pièce, avec son poêle, faisait à la fois atelier et salle de réunion. Les jours de mauvais temps, on pouvait s’y retrouver une bonne douzaine.
On y fabriquait, avec des machines rudimentaires construites par Albert Curty et Louis Liard père, toutes sortes d’objets utiles : des licous pour les vaches (les cornadis n’étaient pas encore connus à Voillans), des cordes tressées, des liens de toutes sortes, et surtout de la vannerie.

Des paniers de toutes formes : à champignons, à vendange, à bûches, à bois… Il y en avait pour tous les usages et pour tous les dos.

La matière première, c’était les « véyllis » (en patois de Voillans), c’est-à-dire les clématites. Elles donnent des lianes régulières en diamètre et très longues. On allait les chercher dans les buissons, on les enroulait en couronnes, puis on les faisait cuire dans une énorme marmite remplie d’eau.
La cuisson facilitait l’épluchage et les rendait plus souples pour le travail. Une vraie cuisine… mais pour paniers.

Dans cette grande pièce enfumée par le poêle et par la fumée des cigarettes roulées au tabac gris, nous passions des heures.
Il y régnait une ambiance spéciale, chaleureuse, presque magique, que l’on ne retrouve plus aujourd’hui. Un mélange de bois, de fumée, de sueur et de bonne humeur.

Nous, les jeunes, nous restions là, à écouter les anciens raconter leurs histoires de chasse et surtout les bêtises qu’ils avaient faites dans leur jeunesse. Certaines étaient sûrement vraies… d’autres beaucoup moins, mais elles devenaient toujours plus belles en vieillissant.
Et souvent, ces bêtises se faisaient au détriment des autres, ce qui les rendait encore plus savoureuses à raconter.

Bref, chez la Germaine, ce n’était pas seulement une maison : c’était une fabrique de paniers, une école de la vie, et un théâtre où les souvenirs se racontaient avec sérieux… et beaucoup de mauvaise foi joyeuse.





16 août 2026

Maison Félix CHAILLET, dit "Féfé"

 Maison Félix CHAILLET, dit “Féfé”

Cette maison n’a jamais changé de nom, puisque son ancien propriétaire, le grand-père de Félix, s’appelait lui-même Félix CHAILLET.
Il était marié à Marie CHAMPROY, sœur d’Auguste dit « le Petit Quiron », et ils eurent quatre enfants : Charles, Séraphin, Louise et Fernand, que leur père appelait affectueusement « not’ rassec ».

La maison est toujours restée dans la famille et, chose assez rare, elle n’a pratiquement pas changé d’aspect au fil du temps.




15 août 2026

Maison JEANNERET

 Maison JEANNERET

C’était la maison d’habitation de la famille JEANNERET : le père Delphin, un vieux charron originaire de Viethorey, sa femme Éléonore SIMONIN et leurs trois fils : Charles, Marcel et Louis. C’est ce dernier qui a repris le métier de son père et qui a continué d’habiter la maison après son mariage avec Alice CUENOT. Il exerça aussi le métier de menuisier.

La maison était immense et comportait deux logements, dont l’un situé à l’arrière, loué par un nommé BIASONI, chef de chantier pour la construction du chalet de la fromagerie (1927) et ensuite de la villa neuve au château, à la place des anciennes granges et écuries. BIASONI avait ouvert un café qu’exploitait sa femme. Après leur départ, le logement a dû rester inoccupé longtemps, peut-être définitivement. À la mort des propriétaires JEANNERET, la maison a été démolie.

La maison servait aussi de repère pour le barrage et les vannes sur le ruisseau. Il est écrit dans les documents : « le seuil fixé inférieur du barrage, vannes, ruisseau, est placé à trois mètres zéro un centimètre (3 m,01) en contrebas de la partie inférieure de la couverte de la porte d’entrée de la maison SIMONIN-JEANNERET. »

PS de F-C : La couverte est un très beau mot ancien : ici, il ne désigne pas le toit en général, mais la partie saillante qui protège une ouverture : le petit auvent, le débord de toiture, ou la pierre formant un chapeau au-dessus de la porte. Autrement dit, la couverte de la porte d’entrée, c’est ce qui “couvre” la porte : soit une petite avancée de toit, soit une dalle ou une pierre horizontale posée au-dessus du linteau, destinée à empêcher l’eau de pluie de ruisseler directement sur la porte et les murs. Dans beaucoup de maisons anciennes, surtout en Franche-Comté, on trouvait soit une pierre plate au-dessus de la porte, soit un petit toit en bois : c’était la couverte.

Ainsi, quand les documents indiquent « la partie inférieure de la couverte de la porte d’entrée », ils parlent d’un point très précis, solide et mesurable, utilisé comme repère topographique fiable pour le barrage et les vannes. Cela montre que la maison JEANNERET n’était pas seulement une habitation, mais aussi un point de référence officiel pour les travaux hydrauliques du ruisseau. Ce repère a disparu avec la maison, emportant avec lui un petit morceau de géographie locale.


Pour me contacter : f.champroy@gmail.com

14 août 2026

Maison MAREE - Gilbert MAREE et Denise CURTY

 Maison MARÉE – Gilbert MARÉE et Denise CURTY

Cette maison appartenait à Eugène LANOY, surnommé « le Gros-Camus », et à sa femme Aline RENAUD de Vergranne.
Elle était petite et menue, alors qu’Eugène était grand et fort.
Il était le frère de Pélagie, et bâti un peu comme elle.

Après leur décès, la maison est restée longtemps inhabitée.
Leur fille Jeanne, mariée à SACCAU (avec deux C), parents de Rolande épouse PILON, l’a vendue quelques années plus tard à Gilbert MARÉE et à sa femme Denise CURTY.

Après rénovation, ils en ont fait l’une des plus belles maisons de Voillans.



13 août 2026

Maison JEANNIN et le Moulin

 Maison JEANNIN et le Moulin

L’ensemble se compose de trois bâtiments :

  1. La maison habitée actuellement par René COUR, dit « Courtepatte ».
    C’était la maison des grands-parents de Simone :
    Stanislas JEANNIN, dit « Stanis », également surnommé « le vieux meunier », de sa femme Mélanie et de leur fille Félicie.
  2. La maison voisine, habitée par Séraphin JEANNIN, fils de « Stanis », sa femme Marguerite GIRARDOT et leur fille Simone.
  3. Le moulin proprement dit, dont s’occupait Séraphin et qui avait encore une certaine activité quand j’étais jeune.
    J’ai encore vu plusieurs habitants des villages voisins venir y faire moudre leur blé.
    Quand j’y allais moi-même, j’aimais entendre le ronronnement des machines : meules et tamis.
    C’était une atmosphère spéciale, ouatée, que j’aimais beaucoup.

Sous un appentis attenant au moulin, il y avait une batteuse très rudimentaire : elle ne secouait ni ne vannait la paille et les grains, elle ne faisait qu’égrener les gerbes.
Je me souviens d’y avoir accompagné mes grands-parents BIANCHI pendant la guerre de 14-18.
C’était la vieille Pélagie CURTY, mère de Séraphin, qui « engrenait ».

Tout cet ensemble – moulin et batteuse – était actionné par une grande roue à aubes de 2,50 à 3 mètres de diamètre, alimentée par l’eau de la Baie et du ruisseau.
J’aurais pu passer des heures à la regarder tourner, tant c’était beau.

Plus tard, Séraphin supprima la batteuse pour y installer une scie qu’il avait construite lui-même et avec laquelle il faisait du sciage de planches pour le public.
Il remplaça ensuite la roue à aubes par une chaudière à vapeur, puis encore plus tard par une turbine moderne placée au fond du « trou de la perte du moulin », d’environ dix-huit mètres de profondeur par rapport au niveau de la route, alimentée par l’eau de la Baie.

Cette turbine actionnait les machines (scie et moulin) par un arbre de transmission muni d’un cardan.

Cette installation, qui traversait le poulailler, causa la mort de Simone qui, en ramassant ses œufs, fut happée par ses vêtements et tuée dans d’horribles conditions                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  Le moulin de Voillans étant l un des plus anciens bâtiment du village, il fera l'objet d'articles plus approfondis, si cela est possible, bien entendu, avis aux personnes qui auraient des documents sur ce sujet et aussi de vieux papiers, images et photos concernant le village (leur village) nous sommes intéressés et leur nom sera cité comme source de ces documents .

Pour me contacter : f.champroy@gmail.com