30 août 2026

Ex-maison d'Auguste GUILLAUME, dit "Bismarck"

Ex-maison d’Auguste GUILLAUME, dit « Bismarck »

À côté de la maison de Claude et Maria, il y a les ruines de l’ancienne maison d’Auguste GUILLAUME, dit « Bismarck », frère de Claude. Vers les années … ? … ils ont quitté les Planchottes et sont venus demeurer au village. Je ne me souviens pas si cette maison a été habitée après eux. Et, si mes souvenirs sont bons, elle a été détruite par le feu. Comme quoi ?… P.S :  voir maison bismark au village ....

Les Planchottes - Maison Claude GUILLAUME et Maria

 Les Planchottes

Maison Claude GUILLAUME et Maria (ex-famille GUILLAUME)

À l’entrée du hameau, il y avait l’ancienne maison de Claude GUILLAUME et de sa femme Maria (sœur de Francis), et de leurs enfants Louise, Félicie, Xavier et Jeanne.
C’était « la maison du Bon Dieu », tant les membres de cette famille étaient accueillants.

Après le décès des parents, je crois qu’elle a été habitée pendant quelques années par des personnes qui exploitaient la ferme, puis elle a dû être vendue à Marcel ROY, de Chaillon, et en partie détruite par un incendie.

À propos d’incendie, une alerte au feu avait bien fait rire les gens. Xavier était dans les champs, assez loin des Planchottes, et à un moment donné son père Claude s’était mis à l’appeler en criant : « Xavier ! ». La Marie JEANNIN, « la Mama », mère de la Marthe « Bana », qui était dans les parages, avait cru entendre crier au feu et, aussitôt, elle avait couru au village alerter les gens et sonné, ou fait sonner, le tocsin.

Les pompiers de Voillans étaient donc partis à fond de train avec l’ancienne pompe à bras, tirée par un cheval. En arrivant aux Planchottes, en nage, essoufflés, tout rouges, ils avaient trouvé la famille GUILLAUME toute éberluée par cette arrivée fracassante, car il n’y avait pas d’incendie. Résultat : une grosse crise de rire, au détriment de la « Mama », toute penaude.

Il faut dire qu’il ne fallait pas lui en vouloir, car il y avait eu, dans ces années-là, pas mal d’incendies au village et dans les hameaux, dont certains avec mort d’homme.

29 août 2026

Maison d'Alain MAREE (ex-maison Joseph HEME)

 Maison d’Alain MAREE (ex-maison Joseph HEME)

Ancienne maison de Joseph HEME, dit « Blotti », de sa femme Joséphine, dite « La Fifine », et de leurs enfants Henriette, Julie, Paul et Louise.

Paul avait mon âge (F-C né le 06/04/1911) et j’allais parfois jouer chez lui. Il est mort en captivité dans un hôpital français à Saint-Mandé (Val-de-Marne) le 10/01/1941, avec la mention : « Mort pour la France ». Je n’ai jamais su si c’était à la suite d’une blessure ou d’une maladie.

Après son décès, la maison a été habitée par Louise. Beaucoup de personnes qui l’ont connue se rappellent sûrement du nombre de chats qu’elle avait. Personnellement, moi, F-C, j’en avais compté un jour 18 sur le perron devant sa porte, et ils n’étaient sûrement pas tous là.

C’est Henriette, veuve TESSARRO, la dernière de cette famille qui a vécu dans la maison, puis celle-ci a été vendue par les enfants d’Henriette à Alain MAREE.



28 août 2026

Maison MARLIN

Maison MARLIN

Située au lieu-dit « Les Souchets ». Y vivait, lorsque j’étais tout jeune, Virgile MARLIN, un vieux célibataire qui était seul, travaillait seul, sans bruit, mais en principe avec un retard de dix à quinze jours sur les gens du village. (1)

La maison a été bâtie par son père, que je n’ai pas connu (à mon grand regret, car j’aurais aimé le voir travailler). C’était un maçon tailleur de pierre de nationalité autrichienne, qui, paraît-il, était fort comme une grue. D’après les vieux qui l’avaient connu, il couvrait un écu de cinq francs (un Napoléon) avec son pouce (un écu mesure 37 mm).

C’est lui qui a taillé les pierres et construit la grande fontaine au milieu du village, et mon grand-père BIANCHI (vieux maçon suisse italien) me disait, admiratif, qu’il mettait en place ces pierres très lourdes avec l’une de ses filles, et sans aucun appareil de levage.

Il avait construit également le mur ouest du « magasin » (voir la « maison chez MORNARD »), qu’on peut encore admirer aujourd’hui.

La mère de Virgile était une fille BLANCHOT, Pierrette, mariée à Joseph MARLIN, qui, comme je l’ai déjà dit plus haut, était de nationalité autrichienne. Joseph avait sûrement hérité de la ferme de la Grange des Noix.

On disait aussi qu’il possédait une marmite pleine de louis d’or. J’ignore s’il était réellement riche, mais ce dont je me rappelle, c’est qu’il était près de ses sous, et jamais à Voillans on n’a entendu dire que la marmite (sûrement imaginaire) avait été trouvée… dommage ?

Il a vécu plusieurs années avec la « Magnatte », et je crois qu’il est mort subitement dans un champ derrière sa maison.

(1) P.-S. de F.-C. : À l’époque de mon père, et jusqu’au remembrement, les gens du village, en majorité des agriculteurs, avaient leurs champs disséminés sur tout le territoire de la commune, souvent les uns à côté des autres. Tout le monde suivait de près le travail des voisins : le premier qui commençait, par exemple les foins, donnait le signal, et celui qui débutait avec quinze jours ou plus de retard sur les autres était un peu montré du doigt et critiqué.

27 août 2026

Le château

LE CHÂTEAU

(Propriété de la famille CARRIER)

Quand j’étais jeune, ce château appartenait à une « mouisarde » : mon arrière-grand-mère maternelle, Céline CORLET.
C’était vraiment encore une autre miséreuse du village, et justement ce titre de châtelaine et de « mouisarde » me paraissait incompatible et incompréhensible, mais j’étais un gamin et ne cherchais pas tellement à comprendre. Plus tard, j’ai appris que Céline, mon arrière-grand-mère, avait une fille richement mariée dont le mari avait acheté le château et qu’elle en avait hérité après le décès de ceux-ci.

Elle vivait dans les pièces du rez-de-chaussée, presque un taudis, mais avec des meubles de grande valeur. À l’époque, le château était bien délabré et les cheminées en si mauvais état que, chez elle aussi, on se voyait à peine à quelques mètres et que l’air était presque irrespirable.

Ma grand-mère Céline vivait avec son frère Émile MARSOUDET, un vieillard avec une grande barbe blanche qui marchait en s’appuyant sur de grandes béquilles en bois très grossières. Il allait de village en village, mendiant à la porte des gens. Que rapportait-il ? Je pense guère autre chose que des croûtons de pain et peut-être parfois un morceau de lard.

Après sa mort, mon arrière-grand-mère est restée seule encore bien des années. Elle avait alors plus de quatre-vingts ans. De quoi vivait-elle ? Mystère !

Dans une aile du château, à l’étage, vivait l’un de ses fils, Georges, sa femme Anna GENTET et leurs enfants Louis, Émile et Marius. Georges était un ivrogne et un fainéant qui aurait plutôt demandé que donné quelques sous à sa mère. Sa femme Anna allait aussi de maison en maison, où elle faisait ou refaisait les matelas.

Malgré cette misère, la vieille Céline a vécu jusqu’à l’âge de quatre-vingt-dix ans. Elle est décédée aux environs de 1927.

Le château, qui était propriété du sieur ROUXEL d’AUQUOY, seigneur de Voillans jusqu’à la Révolution de 1789, se composait, quand j’étais jeune, d’un bâtiment à étage en L, tel qu’il est encore aujourd’hui.

À quelque distance se trouvait un grand bâtiment à usage de grange, écurie, caves, dont une voûtée, comprenant un gros pressoir à cidre (pierre et vis). Tout cela était bien délabré, ainsi que la tour dans laquelle nous allions parfois jouer.

Après la mort de mon aïeule Céline, l’ensemble a été vendu en 1928 aux enchères publiques pour la somme de 25 000 francs. Il n’y a pas eu d’autres enchérisseurs que les CARRIER. Cette somme peut paraître dérisoire aujourd’hui, mais à l’époque c’était peut-être important pour les habitants du village, et ceux qui auraient pu se permettre cet achat n’étaient peut-être pas tentés par la vie de château. D’ailleurs, le grand bâtiment (château) a dû subir de grosses réparations et la grange a été rasée pour faire place à un pavillon neuf.

P.S. de F-C :
– La tour est complètement démolie.
– 25 000 francs de 1928 équivalaient à environ 18 000 euros en 2026.
– Le château n’appartient plus aux CARRIER.

26 août 2026

Maison CHAILLET Joseph et Marie-Louise

 Maison CHAILLET Joseph et Marie-Louise

(ancienne maison COINTOT)

Propriété de la famille CHAILLET, cette maison était auparavant celle d’Eugène COINTOT, de sa femme Alice et de leur fille Georgette.

Lorsque Eugène, encore célibataire, s’est installé dans cette maison, il vivait avec son vieux père et sa sœur Anaïs. Ils venaient d’être victimes d’un incendie qui avait entièrement détruit leur maison située à la sortie du village.