15 août 2026

Maison JEANNERET

 Maison JEANNERET

C’était la maison d’habitation de la famille JEANNERET : le père Delphin, un vieux charron originaire de Viethorey, sa femme Éléonore SIMONIN et leurs trois fils : Charles, Marcel et Louis. C’est ce dernier qui a repris le métier de son père et qui a continué d’habiter la maison après son mariage avec Alice CUENOT. Il exerça aussi le métier de menuisier.

La maison était immense et comportait deux logements, dont l’un situé à l’arrière, loué par un nommé BIASONI, chef de chantier pour la construction du chalet de la fromagerie (1927) et ensuite de la villa neuve au château, à la place des anciennes granges et écuries. BIASONI avait ouvert un café qu’exploitait sa femme. Après leur départ, le logement a dû rester inoccupé longtemps, peut-être définitivement. À la mort des propriétaires JEANNERET, la maison a été démolie.

La maison servait aussi de repère pour le barrage et les vannes sur le ruisseau. Il est écrit dans les documents : « le seuil fixé inférieur du barrage, vannes, ruisseau, est placé à trois mètres zéro un centimètre (3 m,01) en contrebas de la partie inférieure de la couverte de la porte d’entrée de la maison SIMONIN-JEANNERET. »

PS de F-C : La couverte est un très beau mot ancien : ici, il ne désigne pas le toit en général, mais la partie saillante qui protège une ouverture : le petit auvent, le débord de toiture, ou la pierre formant un chapeau au-dessus de la porte. Autrement dit, la couverte de la porte d’entrée, c’est ce qui “couvre” la porte : soit une petite avancée de toit, soit une dalle ou une pierre horizontale posée au-dessus du linteau, destinée à empêcher l’eau de pluie de ruisseler directement sur la porte et les murs. Dans beaucoup de maisons anciennes, surtout en Franche-Comté, on trouvait soit une pierre plate au-dessus de la porte, soit un petit toit en bois : c’était la couverte.

Ainsi, quand les documents indiquent « la partie inférieure de la couverte de la porte d’entrée », ils parlent d’un point très précis, solide et mesurable, utilisé comme repère topographique fiable pour le barrage et les vannes. Cela montre que la maison JEANNERET n’était pas seulement une habitation, mais aussi un point de référence officiel pour les travaux hydrauliques du ruisseau. Ce repère a disparu avec la maison, emportant avec lui un petit morceau de géographie locale.


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