10 juil. 2026
9 juil. 2026
Maison CHAMPROY Élie – aujourd’hui Marie-Anne et Mathieu
Anciennement propriété de Francis Guillaume, qui l’habitait avec sa famille : Augusta Lomont, son épouse, et leurs enfants Stéphane « Tatane » et Marie.
Pendant la guerre de 14-18 vivait également avec eux le père de Francis, le vieux Stéphane, qui exerçait les fonctions de maire en l’absence de l’oncle Joseph Champroy, mobilisé.
Devenu veuf quelques années après la guerre, Francis a toujours vécu dans cette maison avec ses enfants, notamment Stéphane, qui entre-temps avait épousé Marguerite Dornier. Plus tard, il a vécu avec sa fille Marie jusqu’au mariage de cette dernière avec Auguste Bianchi.
Vers 1940-1945, Stéphane a quitté Voillans avec sa famille, et la maison a été achetée par Élie Champroy.
P.-S. de F. C. : Certains anciens me disaient que cette maison servait de relais au temps de la route des diligences, qui venait de Baume-les-Dames en passant par la Plaine-Fin (voir sur le site : Jean-Paul en avait beaucoup parlé). Les relais étaient distants les uns des autres de 10 à 12 miles, soit entre 16 et 19 km.
Les diligences ne voyageaient pas la nuit. Les relais offraient des repas et de bons services. Les équipes d'attelage, constituées de mules et de chevaux, pouvaient être changées.
8 juil. 2026
Maison FAIVRE – actuellement Jean-Noël BONNOT
Quand j’étais jeune, et pendant plusieurs années, les gens la désignaient toujours sous l’appellation « chez Kerboulot », bien que cette famille, qui s’appelait en réalité Sirhenry, soit, je crois, partie ou que ses membres soient décédés depuis longtemps. En tout cas, je ne les ai pas connus.
Elle a dû être achetée vers 1920 ou 1921 par Henri Kuhni, un fromager de nationalité suisse, qui était marié à Louise Trimaille, sœur de Bajot.
Ils avaient quatre enfants : Christiane, Henri, Frida et Suzanne. J’ai surtout fréquenté Henri, qui avait un an de moins que moi. Nous étions copains quand nous ne nous battions pas ensemble. Il avait un sale caractère, mais il apprenait ce qu’il voulait à l’école, seulement quand il voulait, et la maîtresse n’en avait pas toujours raison.
De temps à autre, il m’emmenait dans la cave à fromage de son père et, là, muni de la sonde spéciale, il prélevait des carottes dans les meules de gruyère que nous dégustions sur place. Nous allions aussi dans la pièce où son père entreposait la crème fraîche, et nous la mangions à la louche. Heureusement, son père ne nous a jamais surpris, car nous aurions probablement passé un mauvais quart d’heure.
Après l’ouverture de la fromagerie coopérative, qui lui avait enlevé pratiquement tous ses anciens clients, Kuhni a quitté Voillans et acheté une fromagerie à Clerval.(ancetre de la fromagerie Schneiter ) C’est là qu’Henri, qui avait alors une vingtaine d’années, s’est noyé accidentellement dans un trou d’eau glacée en y portant rafraîchir des bidons de crème fraîche.
Quelques années plus tard, la maison « Kerboulot » a été vendue à la famille Faivre.
P.-S. de F. C. :
C’est Jean-Noël, petit-fils de Denise Faivre, qui l’occupe actuellement.
Sur le fronton du linteau de porte de cette maison, il y a cette inscription en latin, que m’avait traduite l’abbé de … :
Sic sacerdos – Tel curé
Sic populis – Tel peuple
Non sic Dominus – Ce n’est pas le Seigneur
Une date : 1774, et des initiales J.C.R.
Puis : P.B. – 1847
6 juil. 2026
Cinéma Stella de Baume les Dames : à l'affiche du 8 au 14 juillet 2026
Voici le programme du Stella pour cette nouvelle semaine cinématographique ainsi que le lien pour prendre vos places sur le nouveau site en cliquant sur ce lien
Attention le jeudi la séance est à 20H00
3 juil. 2026
Concert Chorale SOMBEVELLE
Isabelle SCHIFFMANN nous invite à son dernier concert avant de passer la main après 47 ans passés en temps que Cheffe de Chœur.
Maison Mairie - Ecole
Mairie – École
Lorsque j’allais en classe, la salle se trouvait à la place de la mairie
(au moment où cela est écrit, la mairie était encore dans la grande pièce de la salle des fêtes).
Ma première institutrice, vers 1915, a été Mademoiselle Alice Goudey, qui a épousé Paul Curty à la fin de la guerre.
À son arrivée, fin 1914 ou 1915, elle avait 18 ou 19 ans et manquait d’autorité avec des élèves comme Paul Guillaume, Stéphane Hème « Fannot », Gugu Bianchi, Maurice Pautot de la Plaine-Fins.
Il y avait également les filles Vuillain et Jeanne Lanoix (Camus).
Ma deuxième institutrice a été Madame J……, épouse d’un garde forestier. Comme elle buvait beaucoup, son comportement était très différent entre le matin et le soir, quand elle était « pompette », ce qui était très fréquent.
L’hiver, elle apportait parfois une cafetière qu’elle faisait réchauffer sur le poêle de l’école, et nous avions constaté que, quelquefois, elle contenait du vin rouge, probablement du vin sucré.
Elle a été remplacée par Madame Lamy, que je n’ai connue qu’un hiver, avant de quitter l’école. Je devais avoir 12 ans.
À l’époque, l’école était bien remplie. Nous devions être entre 25 et 30 élèves en hiver, car dès la reprise des travaux dans les champs, elle se vidait, surtout des garçons de 11 ou 12 ans. C’était mon cas, et il était rare que je reprenne l’école dès la rentrée.
À cette époque-là, la population de Voillans était d’environ 205 ou 210 habitants.
1 juil. 2026
Chez "La Brosse"
Maison : chez « La Brosse »
Maison inhabitée, appartenant à Suzanne Kuhni, veuve Sandrat, ou à sa fille.
J’y ai connu Julien Vautrin à son arrivée à Voillans, avant de prendre possession de la forge.
Elle a été utilisée ensuite comme caves à fromages par Kuhni, puis habitée successivement par les familles Magnin – Tamisier, et ensuite par Marie et Félicie Bianchi, avant que Marie n’achète la maison de Bajot.
Elle est habitée aujourd’hui, après rénovation, par Martine Sandrat et Éric Cola.
P.-S. de F. C. :
J’ai connu dans cette maison la famille Vienney avant qu’ils ne construisent à Clerval, et lui, prenait le car des Peugeot à Clerval avec moi quand je travaillais à Sochaux.
Horaires de tonte et bricolage pour les particuliers
29 juin 2026
Cinéma Stella de Baume les Dames : à l'affiche du 1er au 7 juillet 2026
Voici le programme du Stella pour cette nouvelle semaine cinématographique ainsi que le lien pour prendre vos places sur le nouveau site en cliquant sur ce lien
Attention : nouvel horaire le jeudi : 20H00
27 juin 2026
Parlons d'E. Jackson...
Un jour, des jeunes de Voillans se promenaient au lieu-dit le bois des Côtes lorsqu’ils le rencontrèrent. Il se balançait joyeusement au bout d’une liane, comme s’il rejouait une scène de cinéma au cœur de la forêt.
À cette époque, il semble que le bois des Côtes appartenait encore à sa famille, tout comme le bois de Combrecourt, la Râpe et les sapins avant le Creux d’Alouette.
Mon père, qui habitait la maison voisine, me racontait que E. Jackson lui avait un jour fait manger de la couleuvre — et non pas « avaler une couleuvre », au sens figuré.
Il s’agissait bien du reptile, préparé et servi par Jackson.
Mon père disait d’ailleurs qu’il avait eu bien du mal à digérer la chose, aussi bien sur le moment… que dans son souvenir.
E. Jackson consommait également beaucoup de champignons que bien des habitants du village n’auraient même pas ramassés.
Devant l’étonnement de mon père, il expliquait très sérieusement qu’il lui avait paru plus simple d’apprendre à reconnaître les champignons toxiques : selon lui, ils étaient moins nombreux que les bons, et donc plus faciles à retenir.
On m’a également raconté que E. Jackson s’était fait faire une paire de bottes en cuir à Paris.
Après les avoir essayées chez le bottier et les trouvant parfaitement à son goût, il serait reparti de la capitale… bottes aux pieds.
À l’époque, le voyage de Paris à Voillans était long et fatigant, et à l’arrivée, ses pieds et ses jambes avaient tellement enflé qu’il lui fut impossible d’enlever les fameuses bottes.
Il était alors retourné à Paris chez le bottier pour tenter de régler ce problème inattendu.
Quant à la fin de l’aventure, nul ne la connaissait vraiment : Jackson ne l’a peut-être jamais racontée jusqu’au bout, ou il a préféré en garder le secret.
Pendant la guerre de 1939-1945, Jackson revenait un jour de Clerval à bicyclette.
En arrivant vers le Creux d’Alouette, hameau de Voillans, il fut arrêté par une patrouille allemande.
Les soldats lui demandèrent ses papiers et, en lisant le nom « Jackson », crurent avoir affaire à un parachutiste anglais.
Heureusement pour lui, il ne tomba pas sur des soldats trop nerveux.
Ils le conduisirent alors auprès du maire de Voillans, Joseph Champroy, qui certifia que Jackson était bien un habitant du village, connu de tous.
Grâce à cette intervention, l’incident en resta là.
Je précise que ces anecdotes m’ont été racontées il y a plusieurs années et relèvent de la mémoire collective du village.
J’ai personnellement connu E. Jackson, lorsqu’il est passé à Voillans vers 1962-1964, accompagné de son épouse, polonaise ou d’origine polonaise.
Ils étaient venus rendre visite à mes beaux-parents.
J’étais heureux de faire sa connaissance, moi qui avais tant entendu parler de lui : c’était quelqu’un de très sympathique, ouvert, affable et bel homme également.
Je me souviens également avoir accompagné son épouse à l’écurie, à sa demande.
Elle était, me semble-t-il, vétérinaire, et intéressée par les vaches montbéliardes.
Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, il est possible de consulter Wikipédia, où l’on trouvera des informations sur la famille de Monsieur James Jackson, l’aïeul, ainsi que des éléments de généalogie concernant notre JACKSON E….., J….., W….., C….., et ses origines familiales.
22 juin 2026
Cinéma Stella de Baume les Dames : à l'affiche du 28 au 1 juillet 2026
Voici le programme du Stella pour cette nouvelle semaine cinématographique ainsi que le lien pour prendre vos places sur le nouveau site en cliquant sur ce lien
Attention : nouvel horaire le jeudi : 20H00
19 juin 2026
Maison Maria BIANCHI – aujourd’hui M. et Mme CAFFÉ
Maison Maria BIANCHI – aujourd’hui M. et Mme CAFFÉ
Elle appartenait à Auguste Trimaille, dit « Bageot », qui vivait avec sa vieille mère, Philomène Bonney, « la Philo ».
Bageot était un vieux célibataire qui tenait café. Je ne l’ai jamais vu travailler, à part dans son jardin l’été, mais je l’ai souvent entendu se plaindre. Cela nous faisait rire car, pendant que nous trimions dans les champs, lui était assis à l’ombre !
À intervalles plus ou moins réguliers, il faisait ce que les gens appelaient, en parlant de Bageot, « ses neuvaines », c’est-à-dire qu’il se soûlait en compagnie, puis continuait de boire seul, se traînant jusqu’à la cave depuis son lit. Cela durait en principe environ douze à quinze jours, pratiquement sans manger, au désespoir de sa mère.
Il finissait affalé sur son lit, cheveux et barbe hirsutes, et quand enfin il refaisait surface, complètement hagard, c’était souvent pour se plaindre de douleurs ramassées dans les tranchées en 14-18, suites de sa soulographie.
À ce stade-là, il se mettait au lait et à l’eau, et si quelqu’un lui offrait un verre de vin, il s’enfuyait comme si cela avait été de l’arsenic.
Ce régime durait en principe quelques semaines, puis, à l’occasion d’une visite, il repartait pour une autre « neuvaine » (2).
À son décès, sa mère étant elle-même morte depuis plusieurs années, la sœur de Bageot, Héloïse Kuhni, héritière, a loué la maison à un nommé Jackson, puis l’a vendue à Maria Bianchi. Depuis le décès de cette dernière, ce sont M. Caffé Patrick et Annie, son épouse, qui en sont les propriétaires.
Attenante à la maison de Bageot et lui appartenant également, se trouvait une petite maison dont le propriétaire à l’époque (env. 1910-1930) était un monsieur Noël de Baume. Je me souviens qu’elle a été utilisée tout d’abord par le fromager Kuhni lors de son arrivée à Voillans, puis occupée ensuite par Eugène Simonin, dit « Dèdet », un vieux menuisier célibataire qui dormait par terre, derrière son établi, dans un véritable nid de puces. C’est d’ailleurs là qu’il est mort.
C’était un pauvre malheureux, pas très courageux, qui aimait bien un petit coup de rouge. Il faisait office de garde champêtre et d’appariteur public, avec le tambour (2).
Il nous menaçait parfois des foudres de la loi quand nous faisions des bêtises, mais cela n’avait jamais de suite.
P.-S. de F. C. :
(1) Une neuvaine, dans l’Église catholique, est une dévotion privée ou publique de neuf jours.
(2) C’est le tambour qui est sur la fenêtre de la mairie.
(3) Cette maison fera également l'objet d'un autre article concernant Mr.Jackson
17 juin 2026
Maison de CHAMPROY François et Maria
Maison de CHAMPROY François et Maria (mes parents)
Ma sœur et mon beau-frère.
C’est là qu’à partir de 1922 nous avons grandi, mes frères et sœurs et moi.
D’ailleurs, deux, André et Angèle, y sont nés.
(P.-S. de F. C. : je rappelle au lecteur que je recopie ce qu’a écrit C. Champroy, même ce qui est personnel.)
En 1921, quand mon père a acheté une partie de cette grande bâtisse, elle appartenait à trois propriétaires différents.
1°) La partie appelée chez « DOUBET » était en ruines. J’avais même vu s’effondrer le toit quelques années auparavant. Elle appartenait à une famille Curty (Virgile, Paul, etc.), héritiers de Claude Hème, dit Doubet.
D’après Virgile, ce dernier, à 20 ans, s’était « vendu » (1) pour faire le service militaire à la place d’un autre et avait ainsi passé deux fois sept ans (14 ans) à La Réunion.
(1) P.-S. de F. C. — En France :
Le tirage au sort pour désigner les recrues de l’armée, avec son corollaire le remplacement, est pratiqué depuis la loi sur la conscription du 19 fructidor an VI (1797-1798) et conservé jusqu’en 1889.
Les besoins militaires du Second Empire amènent une remise en question du remplacement comme institution de la société bourgeoise. L’interdiction du remplacement militaire est incluse dans la Constitution du 4 novembre 1848. Il perdure cependant jusqu’à son abolition par la loi Berteaux du 21 mars 1905.
— Source : Wikipédia
Marcel et Jeanne ont cédé une partie de Doubet à leur fils Denis, qui l’a aménagée en logement de vacances. Ensuite, Denis l’a vendue à Jocelyne Dumesnil, qui l’a revendue à son tour.
2°) La deuxième partie se composait d’un corps de logis sur cave, avec cuisine, de construction relativement récente, appartenant à la veuve d’un garde forestier, Bouhelier L., et à sa fille Berthe.
Ce logement était d’ailleurs appelé chez le garde.
3°) La troisième partie, une écurie et une grange, appartenait à Auguste Trimaille, dit « Bajot ». Elle servait de dépendances au café que ce dernier exploitait avec sa vieille mère, « la Philo », à quelques mètres de là.
En 1921-1922, mon père a fait reconstruire la partie Doubet pour en faire grange, écurie et caves à betteraves.
Le logement Bouhelier était alors occupé par les sœurs Cuenot, Anna et Marguerite. La première tenait une petite épicerie dans la grande pièce et la deuxième était couturière.
Entre leur départ et notre arrivée, je me souviens que les invités de la noce d’une de mes tantes avaient dansé dans la grande pièce.
Musicien : Louis Liard, à l’harmonica !
Quant à la partie n° 3, elle a été achetée par ma mère après le décès de Bajot (Auguste Trimaille) et transformée par la suite en salle à manger et garage.
Je me souviens aussi que, dans cette cuisine mitoyenne à l’écurie de Bajot ainsi que dans la grande pièce que l’on appelait « chez Binbin », nous avions été intoxiqués par du gaz que Bajot avait acheté pour gazer les renards dans leurs terriers.
(P.-S. de F. C. : cette pratique, cruelle et inefficace — c’est prouvé — était courante à l’époque. Elle est interdite depuis les années 1980-1990.)
Les récipients qui contenaient le gaz fuyaient ou n’étaient pas étanches. En tout cas, nous avions été obligés de quitter les lieux, mais il ne voulait pas l’admettre.
12 juin 2026
9 juin 2026
Sous le vieux marronnier
Sous le vieux marronnier
Il s'en est raconté des histoires, sous le vieux marronnier, à la sortie du village, en direction du Creux d’Alouette et Clerval. Beaucoup d’entre nous se souviennent encore y avoir vu certains de nos anciens, assis sous son ombre fraîche, comme à leur place, comme s’ils avaient toujours été là.
L’un était installé sur un tronc à fendre les bûches, un autre sur le siège en ferraille d’une vieille faucheuse, les autres sur un banc un peu usé par les années. Il y avait là Paul, Louis, Marcel, Robert… et bien d’autres encore, dont les voix semblent parfois résonner encore quand on passe par là.
Il faut dire que ce lieu de rassemblement venait d’un autre temps, d’une époque où, pour communiquer, il n’y avait guère que la cabine téléphonique pour presque tout le village. Alors on se retrouvait là, naturellement.
Lui aussi avait vu la très vieille maison de ferme, celle où justement était installée la cabine téléphonique depuis l’arrivée du téléphone au village. Cette maison, située de l’autre côté de la route, en face du marronnier, avait été démolie quelques années plus tôt. C’étaient les habitants de cette maison qui l’avaient planté, alors qu’il n’était qu’un rameau.
Le vieux marronnier a vu défiler et palabrer bien des anciens, il les a vus rire, discuter, se chamailler parfois… vivre, tout simplement.
On critiquait tout ! Les lois, les hommes politiques, les gens, les jeunes… tout, en général. Enfin, comme aujourd’hui. Mais ce n’était jamais bien méchant. C’était leur manière d’être ensemble, de ne pas se sentir seuls, de faire passer le temps.
Et le temps, justement, semblait s’écouler autrement sous ses branches. Les heures de leurs longues journées glissaient plus doucement, presque apaisées, sous l’ombre épaisse et fraîche du vieux marronnier. Comme si cet arbre, témoin silencieux de tant d’années, gardait en lui un peu de leurs vies, de leurs paroles, de leur présence.
Aujourd’hui encore, il suffit de s’en approcher pour avoir l’impression qu’ils ne sont jamais tout à fait partis.
Mais voilà… le pauvre marronnier, planté trop près de la route qui traverse le village, avec ses branches basses trop penchées sur la chaussée, doit aujourd’hui être amputé de celles-ci. Il faut bien permettre la construction d’une chicane, destinée à faire ralentir les véhicules et leurs conducteurs trop pressés, dangereux et inconscients.
C’est sans doute nécessaire… mais le voir ainsi raccourci, changé, fait bien comprendre que les choses ne reviennent pas en arrière. Ce qui a été vécu là reste, mais autrement.
Et même si plus personne ne s’y assoit comme avant, il suffit de passer à côté pour savoir que, là, il s’est passé quelque chose.
8 juin 2026
Vide-greniers 2026 : encore une belle réussite !
Le vide-greniers de cette année aura été, une fois de plus, une belle réussite.
Sous un soleil généreux, chineurs, promeneurs et curieux sont venus nombreux tout au long de la journée, malgré les nombreuses manifestations similaires organisées dans les communes voisines.
Un grand merci aux exposants et aux visiteurs qui, par leur présence, ont largement contribué à ce succès.
Nos remerciements vont également aux membres du Comité des fêtes, aux conseillers municipaux, aux bénévoles et à toutes les personnes qui se sont investies sans compter pour faire de cette manifestation une réussite. Grâce à eux, tout s'est déroulé dans la bonne humeur et la convivialité.
Et si certains sont repartis avec le coffre plein d'objets improbables dont ils ignoraient l'existence le matin même, c'est bien la preuve que le vide-greniers a tenu toutes ses promesses !
Rendez-vous l'année prochaine pour une nouvelle édition, avec encore plus de trouvailles, de rencontres et de bonne humeur.
Photos - Judith Monnin























