4 février 1839 Maison d’école
Le Maire expose au conseil les formalités prescrites pour parvenir à l’acquisition d’une maison avec jardin pour le logement de l’instituteur et de l’institutrice, et pour les salles de classe et pour salle de mairie, de la maison du Sieur Sylvestre Guillaume, avec lequel la commune a traité par sa délibération du 14 octobre 1838 pour la somme de 3 400 F. Toutes les formalités ayant été observées, il s’agit aujourd’hui de savoir si l’intérêt de la commune est de consentir à l’acquisition de ladite maison ave jardin, aisances et dépendances, pour le prix convenu avec ledit Guillaume et la commune par la convention faite le 14 octobre 1838.
Sur quoi le conseil municipal a délibéré qu’il est absolument nécessaire de faire cette acquisition, vu qu’il n’y a ni salle de classe, ni logement d’instituteur ni d’institutrice, et qu’il sera impossible d’en trouver par la suite, vu la population de la commune ; et que cette acquisition est très avantageuse pour la commune, vu le prix et qu’elle est placée au centre du village.
Vu le procès-verbal des experts à la date du 7 décembre 1838, dont l’un nommé par la commune et l’autre par le vendeur, qui ont estimé ladite maison à la somme de 5 000 frs.
Vu le procès-verbal de commodo et incommodo dressé par le commissaire désigné par M. le Sous-préfet à la date du 22 novembre 1838, d’où il résulte de l’enquête que c’est le vœu général des habitants qui désirent avoir une maison d’école.
Considérant que l’acquisition de la maison sollicitée par la commune lui est très avantageuse, vu qu’il lui faudrait une somme de 10 000 F pour construire une maison qui n’aurait pas les mêmes avantages.
Persiste dans sa délibération du 14 octobre 1838 et demande que la maison du sieur Sylvestre Guillaume soit acquise pour le prix de 3 400 F, avec le jardin et toutes les aisances et dépendances, laportion de terrain qu’il cède à la commune pour rélargir le chemin de la rue du Pont ; la dite somme payable dans trois ans à dater du jour qu’il aura obtenu de Monsieur le Préfet l’autorisation de l’acquérir.
Le Conseil et le Maire de Voillans.