31 août 2014

Lundi 31 août 1914

Louis Pergaud écrit à son épouse :



   "Je viens de recevoir ton premier colis : la petite boîte avec tout ce qu'elle contient, en bon état ; l'autre suivra bien certainement ; si tu peux, de temps à autre, m'adresser un petit envoi, cela me fera le plus vif plaisir, car ici il est impossible de sortir, et, d'ailleurs le pourrait-on, que ce serait la même chose, car les épiciers et autres marchands de comestibles n'ont plus rien ...
   ... Ne sois pas triste, ma chère petite, nous ne sommes pas malheureux ici et j'espère bien te revoir. Si la séparation est un peu plus longue qu'on ne l'avait pensé tout d'abord, tant pis ; l'essentiel avant tout est de sauver la France, et personne, j'en suis sûr, ne faillira à son devoir. Chaque jour qu'on gagne accentue la gêne ennemie : encore un peu et il faudra bien, devant la menace russe, qu'ils reculent en Belgique. Ce sera pour eux le commencement de la fin. Espérons en ce jour, de toute la force de nos coeurs."

30 août 2014

Verdun, dimanche 30 août 1914

Louis Pergaud écrit à son épouse :

   "Hier je t'ai envoyé une lettre et une carte, cette dernière sans indications de lieu d'origine ni rien : ainsi, elle a pu partir le soir, tandis que les lettres attendent 5 jours avant de vous parvenir. Que dis-je, avant de vous être expédiées. Ceci pour des raisons sans doute très justes et que nous n'avons pas à approfondir ...
   ... Dès que ton envoi me sera parvenu, je pourrai narguer les fayots les plus récalcitrants et la bidoche la plus dure. Au demeurant, notre nourriture ici, si elle n'est pas compliquée, reste abondante et saine : nous avons du vin à tous les repas ; du café, quelques fois du chocolat le matin, que Maître Raveton, avoué de l'Académie Goncourt, et sergent à la même compagnie que moi, excellent garçon, vient préparer de temps en temps avec la gravité qu'un avoué important peut mettre à cette non moins importante besogne.
   Je crois bien, mon cher petit, que je vais être obligé d'écourter ma lettre ; il faut que je reconduise de nouveau une corvée, et ce n'est pas drôle du tout ; je préférerais aller au feu qu'aux puces, mais on ne choisit pas et l'on obéit.
   Il est probable que d'ici quelques jours, nous irons, soit occuper des tranchées, soit renforcer en avant la garnison des forts ; toutes les précautions sont prises, et je ne courrai pas plus de risques là que dans la cour du quartier. Au demeurant, je saurai être, comme tout bon chasseur, audacieux et prudent à la fois.

29 août 2014

Message aux Conseillers et à la population

 Mesdames et Messieurs les Conseillers


Nous nous étions engagés à fabriquer le bois de Colette Piguet.

Je vous donne donc rendez-vous samedi 30/08/2014 à partir de 8 heures au bois de Bermont.

Pour vous y rendre prenez le chemin de la cabane de chasse et tournez à gauche 100 mètres avant celle-ci puis continuez sur environ 300 mètres et là nous nous partagerons les tâches.
 Pour tous renseignements vous pouvez me joindre au 03 81 84 34 60.

Tous les bénévoles seront les bienvenus.

Merci à vous.

ALAIN PAUTHIER



NDLR : Pour ceux qui ne connaissent pas le bois de Bermont voir : Le Tour par Les Planchottes

Cigognes et Colchiques

L'hiver va revenir ! Des cigognes sont passées récemment à Autechaux et quelques-unes hier soir à Chaillon près des Planchottes.



Photos F.G.



Et puis les premières colchiques sont apparues au Creux d'Alouette

Photo M.S.


Verdun, samedi 29 août 1914

Louis Pergaud écrit à son épouse :

   " ... Je voudrais tant te savoir rassurée. Il est probable que, quelques temps encore, et peut être pendant toute la durée de la campagne, nous resterons ici pour assurer la défense de Verdun. Nous aurons probablement de petits engagements à soutenir, mais nous aurons toujours à côté de nous pour nous protéger les puissants canons des forts. Hier, et avant-hier, les compagnies actives de nos régiments ont culbuté les Allemands dans la plaine de la Woëvre, après leur avoir infligé des pertes considérables. La situation générale paraît très bonne, d'autant que les Russes qui avancent toujours vont assurer la défaite de l'ennemi.
   Je suis complètement remis de mon indisposition et aussi bien portant que possible ; aujourd'hui, nous avons pris le sac par une chaleur de plomb. Ce soir, nous sommes de piquet, prêts à sauter sur nos flingots au premier signal. Ce n'est pas que nous risquons grand-chose, mais il se pourrait qu'un groupe de cavalerie ennemie réussît par surprise à franchir les lignes, et cherchât à venir mettre le feu aux faubourgs de Verdun pour semer la panique.
   Pour être prêt à toute éventualité, chacune à son tour, les compagnies veillent ; hier on a cueilli aux environs du fort de Chagny une patrouille de cavalerie allemande. Quatre hommes, qui en faisaient partie, ont été occis, et l'officier qui la commandait blessé et éclopé. Nous leur mijotons, paraît-il, un petit tour qui ne sera pas dans un sac ...
   Un de mes hommes a disparu : c'était l'ordonnance du lieutenant. Il était sorti hier pour promener son cheval, et aujourd'hui à midi, personne ne l'avait encore revu. Une patrouille envoyée à sa recherche est revenue sans l'avoir retrouvé. Imprudence sans doute, il a dû aller trop loin et s'est fait pincer.
    Au milieu de tout ceci la note gaie : une section du 166e, voyant vaguement dans la nuit des formes s'avancer au coin d'un bois, a tiré, et a tué une demi-douzaine de vaches qui paissaient.
   Autre chose. Les Allemands ont une trouille terrible des turcos et des troupes noires. deux compagnies de chasseurs ont cru bon de se barbouiller la figure de suie avant le combat. Après avoir avancé au moment propice elles se sont levées et ont chargé à la baïonnette en hurlant, effroyablement. Les Allemands n'ont pas demandé leur reste et, sans même tirer, ils ont tourné bride et fichu le camp au triple galop.
   J'en passe certainement et d'excellentes.

27 août 2014

Silent Party

Une soirée originale à l'abbaye de Baume-les-Dames


Vendredi 29 août - Abbaye Silent Party, à partir de 20h30
Tarif unique 5€, gratuit jusqu'à 12 ans

C'est une expérience unique. Des Dj's et des lumières dans un silence abbatial, et le son ... SUR VOS OREILLES ! Il est là le secret de la soirée, vous dansez en toute liberté avec un casque sans fil, le choix entre trois Dj's ... le tout sans être obligé d'hurler pour discuter avec vos proches. Bref, une expérience unique !

Buvette sur place.