31 mars 2011

"Lé gäset"

En juillet 2010 nous avons publié un article sur les patoisants.

Claude Champroy nous propose aujourd'hui quelques phrases traduites par ses soins.

 vers 1905




ï men vé vou far lïe du patoï, min lou vra c'tu d'Voyans.


(Je m'en vais vous faire lire du patois, mais du vrai, celui de Voillans?)




ojd'eu ï men vé crï de l'eipâ è Baum'.


(Aujourd'hui, je m'en vais chercher de la viande à Baume.)




c'te vôpra, fô qu'yole reyüe lè sâches.


(Cet après-midi, il faut que j'aille racommoder les sacs.)




mèjdi ï men vé reïpàrà lä soù de poù.


(mercredi je m'en vais réparer la hutte à cochon.)




Lä geitchot' vira mèda a pàssï lou guï'ôme sù euine pïanch'.


(la gamine viendra m'aider à passer le guillaume sur une planche.)
guillaume : rabot à fer étroit et échancré pour faire des feuillures droites.




os vrà nos pè. ï coù loù bäy com'on m'laï bayïe.


(Est-ce vrai ou pas ? Je vous le donne comme on me l'a donné !)




So' dinè.


(C'est ainsi.)




Signé : Lé gäset'





1920

29 mars 2011

Conseil Municipal du 23 mars 2011


N.B. Toutes les bonnes volontés du village sont les bienvenues à
participer à cette journée. Rendez-vous à 8h 00 devant la mairie.



27 mars 2011

Charles Schiffmann

Ils ont quitté Voillans ... Que sont-ils devenus ?



 - Où habites-tu aujourd’hui ?
Tahiti.
 - Quelle est ton activité actuelle ?
Pilote dans l'armée de l'air.
- Quels sont les atouts de ta région d’adoption ?
La vie des îles avec tout ce qui vient avec comme bonheur et comme tracas. Ce sont surtout des paysages magnifiques et une population tahitienne adorable.
- En quelles années étais-tu scolarisé à Autechaux ?
de 1986 à 1993.
- Quel est ton parcours de formation ?
Lycée à Besançon (Jules Haag) avec un baccalauréat S puis recrutement directement dans l'armée. Aujourd'hui j'ai un brevet de pilote de ligne et une équivalence Bac+3.
-  Reviens-tu régulièrement à Voillans ?
Oui.
- Quels souvenirs marquants gardes-tu de ton enfance à Voillans ?
Les super après-midi passées avec les copains à jouer dans le ruisseau et autour de la fontaine.
- Quel est ton passe-temps préféré ? 
Lire et voyager.
-Es-tu dans un réseau social ?
Oui : FB




Merci Charles pour ce message !
Et bon vent !


Septembre 2011
Depuis ce message Charles est rentré en métropole et s'est installé près de Bourges.

24 mars 2011

L'eau à Voillans

L'eau à Voillans 

(Cet article avait été publié sur l'ancien site)

Histoire d'eau
Nous n'en manquons pas dans le village. Sa qualité par contre n'a pas toujours été satisfaisante.
Voir : Page historique publiée hier


Il y a dix ans déjà la Commune se penchait sur la question.


Conseil municipal du 13 juin 2001
Le Réseau d'eau :
Le conseil municipal du 13 juin 2001 avait pour objet l'étude des différentes possibilités s'offrant à notre commune pour améliorer la qualité de l'eau. Cette réunion s'est déroulée en présence de Messieurs Surugue et Bernardot pour la DDAF (Direction Départementale Agriculture et Forêts), de Monsieur Gentet de la DDASS (Direction Départementale des Affaires sanitaires et Sociales), de Mademoiselle Chauvet de l'Agence de l'eau, de Mademoiselle Martino pour le Conseil Général et de Monsieur Cuenot pour le Syndicat des eaux de Luxiol. Deux solutions se présentent : - Soit le captage est protégeable auquel cas nous pouvons garder notre source et nous devons traiter la turbidité de l'eau (boue). - Soit nous devons abandonner notre source et la seule solution qu'il nous reste est de nous raccorder à Baume les Dames. Ces solutions sont tributaires des résultats d'analyse d'eau qui sont en cours dans notre commune. Quelle que soit la solution adoptée, nous savons d'ores et déjà que le prix de l'eau sera en hausse. Nous n'avons pas le choix, nous sommes mis en demeure de régler notre problème d'eau par la préfecture. Quant aux délais et selon nos interlocuteurs, nous connaîtrons notre situation d'ici fin 2001/début 2002. Enfin, fin 2002/2003,nous pourrions entreprendre les travaux. Le conseil municipal est favorable à la conservation de notre source et il nous appartient dès maintenant de réfléchir à la solution la plus performante et la moins coûteuse.
 Et puis une étude d'Alain Tisserand, alors Premier Adjoint
La vie de l'eau
Une série d'articles proposés par Alain Tisserand Premier Adjoint
1/ Bulletin N° 3 été 2001

" Dans chaque bulletin municipal, je vais essayer, dans cette rubrique de vous communiquer les actions concrètes qui ont été faites sur le réseau d'eau.Tout d'abord, la commune travaille avec Jean Lambert, artisan plombier à son compte, qui travaille à 80% avec les communes.
Voici dans l'ordre chronologique les interventions qui ont été faites à Voillans :

Fin mars : nettoyage et remise en route de la pompe qui pulse l'eau de javel dans le réseau.

Début juin : nettoyage de la bâche sous la station de pompage.
(La bâche est une citerne d'eau de 10 m 3alimentée par le captage où les pompes puisent pour alimenter le château d'eau). 
Remise à neuf du système de distribution du chlore endommagé par le calcaire.

Fin juin : Nettoyage du château d'eau. Construction d'une clôture sur le site du captage de la source. Purge du réseau à ses extrémités. Réparation de deux tuyaux percés qui aspirent l'eau dans la bâche.
Simultanément, nous avons commencé la réparation des fuites.
Réparation fuites sur divers compteurs.
Réparation fuite à la borne à incendie (arrêt du car).
Lors des relevés de compteurs d'eau, nous avons constaté que 9 compteurs étaient à changer 
(7 défectueux, 2 inexistants).

Nous pouvons constater dès à présent, depuis cette série d'interventions, que le château d'eau est plein (300 m 3) et que les pompes qui fonctionnaient 24h sur 24, ne fonctionnent plus que 16 h sur 24 h voire moins.
Si des personnes du village sont intéressées par une visite des installations, (captage, station de pompage, château d'eau) et quelques explications sur le fonctionnement, me prévenir et j'organiserai une visite en soirée".


2/ Bulletin N°4 décembre 2001 
Dans ce deuxième article, je vais essayer de vous expliquer le cheminement de l'eau de la source au robinet et les solutions à envisager pour conserver notre eau.
Notre source est située dans une grotte (dans le grand champ derrière le château). Elle est captée dans un petit local fermé de 4 m2 équipé d'une crépine.
L'eau arrive ensuite à la station de pompage dans la bâche de 10 m 3 située sous la station. Là, deux pompes, marchant alternativement une semaine sur deux, envoient l'eau dans le château d'eau. Au passage, l'eau est chlorée par un appareil qui pulse le chlore dans la conduite.
L'eau revient enfin par le même tuyau à la station pour être distribuée dans le bas et le haut du village.
Les dernières analyses du mois de novembre, réalisées par la D.D.A.S.S., montrent que notre eau est aujourd'hui consommable. Il faut cependant améliorer la trubidité (eau trouble après orage).
Deux solutions s'offrent à nous :
- Solution 1 :
Notre consommation journalière est de 30 m 3/jour? Nous avons donc, au maximum, 10 jours d'eau dans le château d'eau. Nous installons un Turbidimètre à l'entrée de la station de pompage qui envoie l'eau au ruisseau quand elle est trouble et dans la bâche quand elle est à peu près claire. C'est la solution la moins onéreuse. Néanmoins nous aurons encore de l'eau trouble.
- Solution 2 :
Nous installons toujours un Turbidimètre et en plus après les pompes, nous posons un filtre. C'est plus coûteux, mais le résultat est meilleur.
Les différentes solutions seront envisagées par le Conseil Municipal et également par la D.D.A.S.S., la D.D.A, le Conseil Général qui nous donnera son accord.
Alain Tisserand.

Ces questions ont évidemment progressé depuis dix ans
Le Conseil d'hier soir 23 mars 2011 devrait nous apporter des précisions sur ces questions. 

23 mars 2011

Une Question d'Eau

Ce soir 23 mars, le Conseil Municipal se réunit autour des questions qui touchent à l'eau potable dans le village.
Questions sensibles depuis de nombreuses années et dans les temps anciens.
Dans les jours qui viennent nous tenterons d'en donner quelques aspects.

Historiquement.
Au XVIIIème siècle elle fut la cause de plusieurs épidémies qui frappèrent durement la population. 





Ainsi en novembre 1762, il y avait 9 morts et 22 malades au point que l'abbé Jean-François Jeannin s'adressait au subdélégué du baillage pour qu'on lui envoyât de l'aide : " la douleur que je ressens de voir mes paroissiens sans secours m'oblige de recourir à vous. " Un chirurgien fut dépêché. On fit également parvenir aux villageois "qui sont très pauvres et dans la plus grande indigence" de la viande pour faire du bouillon. 
En décembre, 54 habitants étaient touchés mais le chirurgien avait soigné beaucoup de villageois et il n'y eut pas de décès. Au XIXème siècle d'autres épidémies éclatèrent en 1844 et en 1856 (typhoïde). Elles étaient sans doute le résultat des eaux résiduaires d'Autechaux.
En 1849, le conseil municipal, avec le concours de l'architecte Goguely décidait d'établir une conduite d'eau en poterie à partir de la source du ruisseau "la Douve", située à 500 mètres à l'est au fond d'une prairie ; de construire un abreuvoir, deux piles de jet et un pontceau.
Au début du XXème siècle, le docteur A. Carrier, médecin honoraire des hôpitaux de Lyon et propriétaire au village (château) s'inquiète de la qualité de l'eau potable. Il fait réaliser à ses frais des sondages, des analyses chimiques et bactériologiques. Par la suite il lance le projet d'alimentation en eau potable du village. 1908 : réalisation du réservoir, de conduites et de bornes-fontaines. Les sources de la Choire et du Charmey sont utilisées. 1965 : réalisation du réseau d'adduction d'eau. L'eau courante arrive sur les éviers : un événement !


En mars 1946 dans son bulletin paroissial, le curé de l'époque l'abbé Gabriel Michel, évoquait déjà cet évènement :



UNE QUESTION D'EAU
Chers Paroissiens,
   Je m'adresserai aujourd'hui aux habitants de Voillans plutôt qu'à ceux d'Autechaux, et je leur parlerai d'une question matérielle plutôt que d'une question spirituelle. (L'abbé Michel dessert Autechaux et Voillans)
   A Voillans, donc, grâce à une initiative particulière, on étudie un projet d'adduction d'eau pour tout un quartier du village. L'eau sur l'évier ? Oui, parfaitement, l'eau sur l'évier. Jamais on n'aurait cru qu'on pourrait un jour avoir l'eau sur l'évier ; on est tellement habitué à prendre ses arrosoirs et à faire 150 mètres pour aller les remplir et autant pour les rapporter à la maison. Et avec ça, on ne se fatigue pas, on ne perd pas son temps, on n'économise pas l'eau, vous croyez ? Eh bien, je vous dis qu'on y regarde à deux fois pour se laver un peu les mains, qu'on fait la vaisselle dans un verre d'eau, qu'en été il faut courir à la fontaine pour boire un peu frais, et lorsqu'une vache est malade, qu'on maudit tout ce qu'on peut maudire parce qu'il faut aller chercher un peu d'eau. Et vous croyez que c'est agréable de vivre comme cela, et vous croyez que les jeunes peuvent se plaire au village ?
   Mais voici l'eau sur l'évier à moins que Perrette ne casse son pot à lait, (alors adieu veaux, vaches, cochons, couvée et ... eau). On tourne le robinet et voilà que coule un jet d'eau claire et limpide. Alors on se lave à grande eau, on fait la vaisselle dans une bassine, on boit autant d'eau qu'on peut (surtout quand il n'y a plus de vin), on ne maudit plus rien lorsqu'une vache est malade et surtout ... la patronne est toujours bien tournée (ce qui est appréciable, certes).
   Mais voilà ... il faut 20.000 francs pour avoir l'eau chez soi. 20.000 francs à l'heure actuelle qu'est-ce que c'est ? Le pris d'un gros veau. Voici trois recettes pour trouver 20.000 francs ; d'abord supposez que vous perdez un veau, cela peut arriver, alors les 20.000 francs que vous auriez perdus là, mettez-les pour l'eau ; ensuite, plantez un coin de pommes de terre supplémentaire qui pourra vous rapporter 20.000 francs en automne ; enfin placez une tire-lire à la cuisine et mettez-y un franc à chaque arrosoir d'eau que vous allez chercher, et vous aurez vite 20.000 francs.
   Parents, vous travaillez pour vos enfants. Quand vous serez morts, vos enfants seront heureux d'avoir l'argent que vous leur aurez laissé, et à cause de cet argent ils penseront, une ou deux fois, à vous qui aurez trimé toute votre vie. Mais si vous avez installé l'eau chez vous, chaque fois qu'ils tourneront le robinet ils diront : "Ah ! nos parents ont tout de même bien fait d'installer l'eau, on aime encore mieux ça que l'argent qu'ils nous ont laissé."
   Alors, vous hésitez encore ? Vous aimez peut être mieux que vos enfants "s'esquintent" à aller chercher l'eau à la fontaine, vous préférez qu'ils rêvent aux aises de la ville et qu'ainsi ils ne se plaisent plus chez vous ? Est-ce que vous laissez de côté la faucheuse pour tout faucher à la faux ? Il faut suivre le progrès.
   Enfin, quand vous aurez l'eau, vous ferez beaucoup moins de péchés, car il n'y aura plus cette raison de blasphémer, pour se mettre en colère, pour disputer, pour murmurer, pour se mettre en retard et pour ... brûler la soupe. C'est pourquoi je vous encourage à installer l'eau chez vous."
Votre Curé.
Extrait du Bulletin paroissial d'Autechaux et Voillans Mars 1946



Demain nous reviendrons sur les questions d'eau qui ne sont pas simples mais que nous partageons avec d'autres communes. 
Un article avait été publié sur l'ancien site de Voillans avec notamment un texte concocté par Alain Tisserand, texte qui reste d'actualité !
Une émission d'Arte en ce moment nous montre que la planète entière est confrontée à ces problèmes.

21 mars 2011

Compte Rendu Conseil d'Ecole 11 mars 2011

Rappel

Les inscriptions des élèves de maternelle pour la rentrée de septembre 2011 auront lieu le Lundi 11 avril  de 7 heures à 11 h 30 et de 13 h 30 à 16 h 30 dans le bureau de la directrice à l'école primaire. 
(tél. 03 81 84 14 50).
Merci de vous munir du livret de famille et du carnet de vaccinations de l'enfant.
La Directrice A. BARTHET



Et voici le dernier Compte-Rendu :