7 oct. 2014

7 octobre 1914

Louis Pergaud note dans son carnet de guerre :


   "Départ à 4 h 1/2 - nous occupons une tranchée à l'est de Fresnes-en-Woëvre 1 bombardé - vers 3 h du soir je reçois le baptême du feu - une bonne demi-douzaine d'obus éclatent sur nos tranchées et un éclat tombe à 10 cm de ma tête, me la couvrant de terre. Comme il est trop lourd, j'en ramasse un autre morceau. A 3h attaque de la cote 233 2. Je prends le commandement de la section - serre la main à Raveton au passage - la fusillade dans la nuit, le clair de lune - le bourdonnement de mouches de balles. Nous bivouaquons à 10 h 1/2 du soir dans un champ de blé à 400 m de Fresnes après avoir mangé un peu de viande de conserve avec du pain récemment touché et de l'eau de vie. A minuit, réveillé par les balles et le froid. Un froid glacial - rosée blanche. Les hommes harassés dorment en se plaignant. A 2 h je me lève pour faire creuser une tranchée par une équipe de 9 hommes qui se met courageusement au travail - distribution de 120 cartouches par homme - à 4 h marche en avant."


1 - Fresnes-en-Woëvre : bourg situé à une vingtaine de kilomètres à l'est de Verdun, voisin des villages de Riaville, Pintheville, Manheules, Haudiomont, lieux de cantonnement de Pergaud au retour des tranchées.

2 -  La cote 233 : les assauts de la cote 233 de Marchéville font partie de la stratégie visant à "pincer la hernie de Saint-Mihiel" ; mais les tranchées allemandes sont fortifiées de blockhaus en béton, encore en place aujourd'hui, protégeant les mitrailleuses. Pergaud reçoit son baptême du feu là même où il disparaitra six mois plus tard.  

6 oct. 2014

Travaux récents

Dans l'église :

Les "cirons" comme on les nomme en Franche-Comté avaient décidé d'attaquer les bancs et le parquet. Un Cossard bénévole s'en est occupé !




Dans la Salle des Fêtes :

Mise aux normes des toilettes.




Rue des Cossards :

Aménagement d'une aire de jeux.



C'est l'entreprise Philippe Guillaume qui a la charge de ces deux chantiers.




4 oct. 2014

Dimanche 4 octobre 1914

Louis Pergaud écrit à son épouse :

   "J'ai passé ma première nuit sous bois, dans une hutte de branchages confectionnée à la hâte, mais que je vais aménager savamment aujourd'hui, selon la science acquise jadis au temps de "La Guerre des boutons" 1. On n'y était pas trop mal malgré le fraîcheur nocturne. Le matelas était un peu dur et le sac servait d'oreiller. Rien n'est plus pittoresque que notre installation provisoire, avec ses feux de bivouacs, et la cuisine qu'on fait dans une marmite tendue entre deux bâtons. Seulement, l'eau manque un peu ; il faut aller la chercher loin, et si l'on en a besoin pour boire à sa soif, c'est bernique pour se débarbouiller. Ce soir, nous serons obligés de veiller, mais l'on se reposera demain. Notre nourriture est bonne et nous la mangeons d'excellent appétit. je vais très bien, ma chère petite, et je t'embrasse de tout coeur mille et une fois, en attendant le jour tant espéré du retour."

1 "Je suis chef de petit poste au moulin de Bonzée avec un poste d'écoute à 350 mètres sur la route de Fresne"
(Carnet de guerre)

Restaurants du coeur


3 oct. 2014

Horaires d'ouverture du secrétariat de Mairie

Nouveaux Horaires d'ouverture du secrétariat de mairie


Le vendredi

08h30 - 11h30

13h30 - 17h30


Confiture de Cynorrhodons

On l'appelle vulgairement "Gratte-cul", c'est le fruit de l'Eglantier ou rosier sauvage.
Le Cynorrhodon est aussi le nom du fruit du rosier cultivé.
Photo réalisée aux Planchottes en octobre 2013

Source de vitamine C, il contient également des vitamines B, du bétacarotène, d'autres antioxydants et des minéraux. C'est dire son intérêt sur le plan de la santé. Il s'utilise surtout en confiture (voir notre recette aujourd'hui) et en gelées, marmelade et ketchup, en sirops et liqueurs, seules ou mélangées à divers autres fruits. 

Confiture d'églantier, confiture d'églantine en Alsace, voici une recette 


 Baies de cynorhodon - 400 g de sucre par kg de pulpe - 1 gousse de vanille - jus de citron - eau

Il existe deux méthodes pour la préparation des baies : 

La première, celle recommandée par la faculté, consiste à couper tige et fleur, et partager la baie en deux dans le sens de la longueur puis à gratter pépins et poils.
 La deuxième, est moins fastidieuse mais néanmoins aussi efficace :

- Couper tige et fleur, mettre ensuite les baies dans la bassine à confiture, les recouvrir d'eau et cuire pendant 25 à 30 minutes.

- Laisser refroidir et passer dans le moulin à légumes, avec d'abord la grille à gros trous, et ensuite la grille fine.

- Pour finir, passer sur un tamis très serré pour retenir les derniers poils qui resteraient. 

Si après ces opérations il reste encore quelque chose, c'est-à-dire la pulpe, la peser, la mettre dans la bassine, ajouter le sucre, le jus de citron et la gousse de vanille fendue dans sa longueur et cuire 5 à 6 minutes.
Vérifier la nappe et mettre en petits pots stérilisés et chauds la confiture bouillante, couvrir immédiatement et retourner les pots.