3 déc. 2010

La Grange des Noyes


Nous avons parlé récemment des rues du village, de la route des Planchottes, des Grottes du Creux d'Alouette, mais nous n'avions pas encore évoqué le troisième  hameau de la commune : La Grange des Noyes.



Nous reviendrons à la belle saison avec des articles sur chacun de ces trois hameaux.

Aujourd'hui cependant un petit clin d'oeil :



En hiver c'est un lieu magnifique que les écoliers et les collégiens connaissent bien !

L'arrivée côté Voillans

La Source et la Fontaine ancestrales

Le majestueux marronnier
L'arrivée côté Vergranne

Les grands horizons

Sur le retour au village

Un peu avant de croiser la voie romaine

Retour au village





1 déc. 2010

Les femmes de Voillans au XVII° siècle


Une petite chronique.

Des hommes se présentent à l'entrée du village de Voillans pour piller celui-ci.
Les hommes du village prennent peur et vont se cacher dans les bois. 
Les femmes armées de fourches sont seules à faire front et repoussent les assaillants.

A la messe du dimanche suivant, le curé, du haut de sa chaire, entre dans une colère terrible et demande aux hommes de Voillans, en guise d'infamie et de honte, de ne plus occuper le côté droit de la nef réservé jusque là aux hommes et de s'installer du côté gauche alors réservé aux femmes.

Par cet acte de bravoure les femmes eurent l'honneur d'occuper le côté droit et ceci jusqu'au XX° siècle, quand, pour avoir quelques subsides supplémentaires, le curé de l'époque vendait aux enchères les emplacements aux familles sans distinction de sexe.


29 nov. 2010

La neige toujours


Il y a de belles photos à faire ces jours-ci !


28 novembre 2010 M.S.

Près du Petit Pont 28 novembre 2010 le soir.  Photo M.S.

Au village du bas 28 novembre 2010. Photo M.S




27 nov. 2010

Les cafés

Comme dans tous les villages il y a eu à Voillans des "cafés"ou "bistrots" ou "auberges-cabarets".
On en comptait six au début du XX° siècle.

Ces lieux de convivialité ont disparu en tant que tels. Quelques rares exemples subsistent toujours dans la France profonde, nous en parlons plus loin et signalons qu' un engouement semble renaître pour ces "cafés".





Mais revenons à Voillans. 
Les "cafés de Pays" étaient modestes mais permettaient aux "cossards" de se retrouver autour d'un verre ... parfois d'en abuser !
Il y avait deux cafés Rue de l'Ecole, un Route de Clerval, deux Rue des Mines (ancienne Rue Clerc) et un Rue du Château. Ils n'ont pas été ouverts en même temps.






  • Maison de Patrick Caffé. Elle appartenait à Auguste Trimaille dit "Bageot" Les habitants parlaient donc de "chez Bageot". Auguste était célibataire et y tenait café.




  • Maison Curty Marcel (juste à côté en descendant la Rue de l'Ecole). A la fin de la Grande Guerre (1914 - 1918) Loïse Khuni avait ouvert un café dans la cuisine. Héloïse Trimaille dite Loïse était la soeur d'Auguste.






  • Maison Piguet. Maurice Bourgeois, maréchal ferrant et son épouse avaient ouvert un café qu'ils ont exploité pendant plusieurs années.






  • Maison Clerc Roger. Rue des Mines. Aujourd'hui reconstruite après un incendie et en vente à l'heure actuelle, cette maison fut aussi un café que Roger a tenu lorsqu'il était célibataire. Ce fut le dernier café de ce type à Voillans.





  • Maison Figuet en location à droite Rue des Mines. Pendant plusieurs années Auguste Hême et sa femme ont été correspondants de la Poste Rurale. En même temps ils tenaient café et même épicerie.









  • Maison disparue située au bord du ruisseau vers la station de pompage, en aval, de l'autre côté du pont. Elle servait aussi de fromagerie et le propriétaire Probst était un fromager de nationalité suisse. Les Probst tenaient en même temps café, épicerie, jeu de quilles et faisaient même danser les jeunes de l'époque avec un vieux phonographe. Ils possédaient deux énormes chiens "Castor et Pollux" qu'ils attelaient à une charette à quatre roues pour livrer à Baume les fromages genre Camembert et le beurre de leur fabrication.   



  • Une autre maison disparue a dû être également une Auberge-Cabaret. Il s'agit de la maison Gindre qui était située à l'emplacement de l'actuel parking, Route de Clerval.






  • (Renseignements fournis par François Champroy)



    Nous présentons pour le moment deux photos anciennes qui nous montrent l'un d'entre eux,
     le premier cité "Chez Bageot"

     "Chez Bageot" - Philomène Trimaille est assise devant la fenêtre du café. Collection Martine Sandrat

    Philomène Trimaille devant l'entrée du café. Collection Martine Sandrat

    Philomène Trimaille, née Bonney était la maman de Louis-Auguste Trimaille dit "Bageot", célibataire qui a longtemps tenu ce café.

    Louis-Auguste dit Bageot
    Un prochain article reviendra sur ce café  "Chez Bageot"qui est resté célèbre à Voillans !

    Dans la région il reste peu de "cafés".
    Le plus proche encore en activité se trouve aux Terres de Chaux, juste en dessous de l'église. 
    Marthe Bonvalot vous accueillera avec plaisir si vous allez vous promener en ces lieux chargés d'histoire puisqu'on peut y visiter l'église avec ses fresques récemment découvertes et apercevoir à Chatillon les ruines de la plus grande forteresse de Franche Comté que Louis XIV a fait raser.

    Le café "chez la Marthe"

                                              et dans la cuisine par où l'on entre comme c'était l'habitude en campagne vous apercevrez un magnifique joug ancien.




    26 nov. 2010

    Tombe la neige

    Voillans aujourd'hui

    La voilà ! 7 heures du matin

    La neige tombe 


    La neige à flocons blêmes tombe,
    Tombe, tombe en mols tourbillons,
    Lis effeuillés sur une tombe,
    La neige en flocons blêmes tombe.
    Pour qui fait-on cette hécatombe,
    Hécatombe de papillons ?
    La neige à flocons blêmes tombe,
    Tombe, tombe en mols tourbillons.


    Voillans 8 heures.

    Toute blanche dans la nuit brune,
    La neige tombe en voletant.
    O pâquerettes ! une à une,
    Toutes blanches dans la nuit brune !
    Qui donc, là-haut, plume la lune ?
    O frais duvet ! Flocons flottants !
    Toute blanche dans la nuit brune,
    La neige tombe en voletant.

    Voillans 9 h 30

    La neige tombe monotone,
    Monotonement par les cieux ;
    Dans le silence qui chantonne,
    La neige tombe monotone.
    Et file, tisse, ourle et festonne
    Un suaire silencieux.
    La neige tombe monotone,
    Monotonement par les cieux.

    Jean Richepin (1849 - 1926)
    La Chanson des Gueux (1876)

    13 h 55 de l'autre côté Rue des vergers. Photo F.G.


    25 nov. 2010

    Piles Daniell

    En débarrassant un grenier qui n'avait pas été aménagé, les propriétaires de l'ancien presbytère ont trouvé quatre objets bizarres :



    Ces objets ont été montrés aux pompiers puis aux gendarmes qui en ont pris des photos.
    Mais c'est finalement François Champroy, ancien maire, mais aussi ancien électricien, qui les a véritablement identifiés : ce sont des Piles Daniell (du nom de son inventeur en 1836)

    dans les mains d'un électricien


    En cliquant sur l'encyclopédie Wikipédia on peut en avoir une description précise.

    Un contact a été pris avec le musée de l'électricité à Mulhouse Electropolis qui est intéressé.
    Ces piles seront donc confiées aux techniciens du musée.
    Sur les verres des piles on peut lire l'inscription "EST" qui indique qu'elles viennent des Chemins de Fer de l'Est, selon le Conservateur du Musée de Mulhouse.

    Ces piles ont dû appartenir à l'abbé Drouot, curé de Voillans de 1897 à 1908, qui était très porté sur les technologies nouvelles et qui fut également un photographe de talent. Un prochain article lui sera consacré !