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31 août 2026

Opéra promenade CARMEN, OISEAUX REBELLES

Revenons en image sur cet évènement qui s'est tenu le 20 aout dernier au cœur de notre village où près de 250 personnes dont une grande partie des habitants de Voillans ont assisté à la représentation.

Après 2001 - Don Quichotte, un voyage à travers le temps…de M. de Falla et 2017- Don Giovanni de W.A. Mozart / livret de L. Da Ponte.

Ce fût cette année Carmen, oiseaux rebelles de G. Bizet / D. Puntos / C. Verlaguet / O. Letellier / G. Dumoulin

Organisé par la commune, il n'a pu se tenir que grâce à l'implication totale de notre Maire et son conseil municipal, des habitants, des bénévoles et même des villages voisins pour le prêt de matériel, la préparation des repas, l'hébergement d'une vingtaine de membres de la troupe etc.

Merci également à Luc Vallet pour ses magnifiques photos

























Cinéma Stella de Baume les Dames : à l'affiche du 2 au 8 septembre 2026

Voici le programme du Stella pour cette nouvelle semaine cinématographique ainsi que le lien pour prendre vos places sur le nouveau site en cliquant sur ce lien 

Attention le jeudi la séance est à 20H00



Maison Louis VAUTRAVERS, dit "Lili"

 Maison Louis VAUTRAVERS, dit « Lili »

Quand j’avais sept ou huit ans, et que j’allais parfois le jeudi chez ma tante Maria aux Planchottes, je me souviens que cette maison était occupée par deux familles.

L’une, chez BONFILS, se composait de trois personnes : la mère, la vieille Rose, le fils … ? … surnommé « Tétin », et sa sœur Marie. Je ne sais pas ce que sont devenues la mère et la fille. Tétin, quant à lui, a dû finir ses jours chez BOILLON, à la Grange-des-Noix, où il était domestique.

L’autre partie de la maison était occupée par ma future belle-famille : ma belle-mère Alice JEANNIN, veuve de Charles LIARD d’Uzelle et de Joseph CURTY en secondes noces, que je n’ai pas connu, et ses enfants : Marie et Louis LIARD, Paul, Albert, Marcel, Laure et Andrée, ma future épouse.

Quand ils ont quitté cette maison pour venir s’installer au village vers 1925, elle a été achetée par Élysée VAUTRAVERS, dit « le Grand-Lili ». Sa femme se prénommait Berthe, et leurs enfants étaient : Élise, Octave, Yvonne et Louis, qui a aussi hérité du surnom « le Grand-Lili ».

30 août 2026

Ex-maison d'Auguste GUILLAUME, dit "Bismarck"

Ex-maison d’Auguste GUILLAUME, dit « Bismarck »

À côté de la maison de Claude et Maria, il y a les ruines de l’ancienne maison d’Auguste GUILLAUME, dit « Bismarck », frère de Claude. Vers les années … ? … ils ont quitté les Planchottes et sont venus demeurer au village. Je ne me souviens pas si cette maison a été habitée après eux. Et, si mes souvenirs sont bons, elle a été détruite par le feu. Comme quoi ?… P.S :  voir maison bismark au village ....

Les Planchottes - Maison Claude GUILLAUME et Maria

 Les Planchottes

Maison Claude GUILLAUME et Maria (ex-famille GUILLAUME)

À l’entrée du hameau, il y avait l’ancienne maison de Claude GUILLAUME et de sa femme Maria (sœur de Francis), et de leurs enfants Louise, Félicie, Xavier et Jeanne.
C’était « la maison du Bon Dieu », tant les membres de cette famille étaient accueillants.

Après le décès des parents, je crois qu’elle a été habitée pendant quelques années par des personnes qui exploitaient la ferme, puis elle a dû être vendue à Marcel ROY, de Chaillon, et en partie détruite par un incendie.

À propos d’incendie, une alerte au feu avait bien fait rire les gens. Xavier était dans les champs, assez loin des Planchottes, et à un moment donné son père Claude s’était mis à l’appeler en criant : « Xavier ! ». La Marie JEANNIN, « la Mama », mère de la Marthe « Bana », qui était dans les parages, avait cru entendre crier au feu et, aussitôt, elle avait couru au village alerter les gens et sonné, ou fait sonner, le tocsin.

Les pompiers de Voillans étaient donc partis à fond de train avec l’ancienne pompe à bras, tirée par un cheval. En arrivant aux Planchottes, en nage, essoufflés, tout rouges, ils avaient trouvé la famille GUILLAUME toute éberluée par cette arrivée fracassante, car il n’y avait pas d’incendie. Résultat : une grosse crise de rire, au détriment de la « Mama », toute penaude.

Il faut dire qu’il ne fallait pas lui en vouloir, car il y avait eu, dans ces années-là, pas mal d’incendies au village et dans les hameaux, dont certains avec mort d’homme.

29 août 2026

Maison d'Alain MAREE (ex-maison Joseph HEME)

 Maison d’Alain MAREE (ex-maison Joseph HEME)

Ancienne maison de Joseph HEME, dit « Blotti », de sa femme Joséphine, dite « La Fifine », et de leurs enfants Henriette, Julie, Paul et Louise.

Paul avait mon âge (F-C né le 06/04/1911) et j’allais parfois jouer chez lui. Il est mort en captivité dans un hôpital français à Saint-Mandé (Val-de-Marne) le 10/01/1941, avec la mention : « Mort pour la France ». Je n’ai jamais su si c’était à la suite d’une blessure ou d’une maladie.

Après son décès, la maison a été habitée par Louise. Beaucoup de personnes qui l’ont connue se rappellent sûrement du nombre de chats qu’elle avait. Personnellement, moi, F-C, j’en avais compté un jour 18 sur le perron devant sa porte, et ils n’étaient sûrement pas tous là.

C’est Henriette, veuve TESSARRO, la dernière de cette famille qui a vécu dans la maison, puis celle-ci a été vendue par les enfants d’Henriette à Alain MAREE.



28 août 2026

Maison MARLIN

Maison MARLIN

Située au lieu-dit « Les Souchets ». Y vivait, lorsque j’étais tout jeune, Virgile MARLIN, un vieux célibataire qui était seul, travaillait seul, sans bruit, mais en principe avec un retard de dix à quinze jours sur les gens du village. (1)

La maison a été bâtie par son père, que je n’ai pas connu (à mon grand regret, car j’aurais aimé le voir travailler). C’était un maçon tailleur de pierre de nationalité autrichienne, qui, paraît-il, était fort comme une grue. D’après les vieux qui l’avaient connu, il couvrait un écu de cinq francs (un Napoléon) avec son pouce (un écu mesure 37 mm).

C’est lui qui a taillé les pierres et construit la grande fontaine au milieu du village, et mon grand-père BIANCHI (vieux maçon suisse italien) me disait, admiratif, qu’il mettait en place ces pierres très lourdes avec l’une de ses filles, et sans aucun appareil de levage.

Il avait construit également le mur ouest du « magasin » (voir la « maison chez MORNARD »), qu’on peut encore admirer aujourd’hui.

La mère de Virgile était une fille BLANCHOT, Pierrette, mariée à Joseph MARLIN, qui, comme je l’ai déjà dit plus haut, était de nationalité autrichienne. Joseph avait sûrement hérité de la ferme de la Grange des Noix.

On disait aussi qu’il possédait une marmite pleine de louis d’or. J’ignore s’il était réellement riche, mais ce dont je me rappelle, c’est qu’il était près de ses sous, et jamais à Voillans on n’a entendu dire que la marmite (sûrement imaginaire) avait été trouvée… dommage ?

Il a vécu plusieurs années avec la « Magnatte », et je crois qu’il est mort subitement dans un champ derrière sa maison.

(1) P.-S. de F.-C. : À l’époque de mon père, et jusqu’au remembrement, les gens du village, en majorité des agriculteurs, avaient leurs champs disséminés sur tout le territoire de la commune, souvent les uns à côté des autres. Tout le monde suivait de près le travail des voisins : le premier qui commençait, par exemple les foins, donnait le signal, et celui qui débutait avec quinze jours ou plus de retard sur les autres était un peu montré du doigt et critiqué.

27 août 2026

Le château

LE CHÂTEAU

(Propriété de la famille CARRIER)

Quand j’étais jeune, ce château appartenait à une « mouisarde » : mon arrière-grand-mère maternelle, Céline CORLET.
C’était vraiment encore une autre miséreuse du village, et justement ce titre de châtelaine et de « mouisarde » me paraissait incompatible et incompréhensible, mais j’étais un gamin et ne cherchais pas tellement à comprendre. Plus tard, j’ai appris que Céline, mon arrière-grand-mère, avait une fille richement mariée dont le mari avait acheté le château et qu’elle en avait hérité après le décès de ceux-ci.

Elle vivait dans les pièces du rez-de-chaussée, presque un taudis, mais avec des meubles de grande valeur. À l’époque, le château était bien délabré et les cheminées en si mauvais état que, chez elle aussi, on se voyait à peine à quelques mètres et que l’air était presque irrespirable.

Ma grand-mère Céline vivait avec son frère Émile MARSOUDET, un vieillard avec une grande barbe blanche qui marchait en s’appuyant sur de grandes béquilles en bois très grossières. Il allait de village en village, mendiant à la porte des gens. Que rapportait-il ? Je pense guère autre chose que des croûtons de pain et peut-être parfois un morceau de lard.

Après sa mort, mon arrière-grand-mère est restée seule encore bien des années. Elle avait alors plus de quatre-vingts ans. De quoi vivait-elle ? Mystère !

Dans une aile du château, à l’étage, vivait l’un de ses fils, Georges, sa femme Anna GENTET et leurs enfants Louis, Émile et Marius. Georges était un ivrogne et un fainéant qui aurait plutôt demandé que donné quelques sous à sa mère. Sa femme Anna allait aussi de maison en maison, où elle faisait ou refaisait les matelas.

Malgré cette misère, la vieille Céline a vécu jusqu’à l’âge de quatre-vingt-dix ans. Elle est décédée aux environs de 1927.

Le château, qui était propriété du sieur ROUXEL d’AUQUOY, seigneur de Voillans jusqu’à la Révolution de 1789, se composait, quand j’étais jeune, d’un bâtiment à étage en L, tel qu’il est encore aujourd’hui.

À quelque distance se trouvait un grand bâtiment à usage de grange, écurie, caves, dont une voûtée, comprenant un gros pressoir à cidre (pierre et vis). Tout cela était bien délabré, ainsi que la tour dans laquelle nous allions parfois jouer.

Après la mort de mon aïeule Céline, l’ensemble a été vendu en 1928 aux enchères publiques pour la somme de 25 000 francs. Il n’y a pas eu d’autres enchérisseurs que les CARRIER. Cette somme peut paraître dérisoire aujourd’hui, mais à l’époque c’était peut-être important pour les habitants du village, et ceux qui auraient pu se permettre cet achat n’étaient peut-être pas tentés par la vie de château. D’ailleurs, le grand bâtiment (château) a dû subir de grosses réparations et la grange a été rasée pour faire place à un pavillon neuf.

P.S. de F-C :
– La tour est complètement démolie.
– 25 000 francs de 1928 équivalaient à environ 18 000 euros en 2026.
– Le château n’appartient plus aux CARRIER.

26 août 2026

Maison CHAILLET Joseph et Marie-Louise

 Maison CHAILLET Joseph et Marie-Louise

(ancienne maison COINTOT)

Propriété de la famille CHAILLET, cette maison était auparavant celle d’Eugène COINTOT, de sa femme Alice et de leur fille Georgette.

Lorsque Eugène, encore célibataire, s’est installé dans cette maison, il vivait avec son vieux père et sa sœur Anaïs. Ils venaient d’être victimes d’un incendie qui avait entièrement détruit leur maison située à la sortie du village.



Maison CURTY, dite « chez Vernier »

 Maison CURTY, dite « chez Vernier       "chez Perrenot " maintenant

Ancienne maison de la famille CURTY. Jules, le père, était un homme assez renfermé. Il avait fait la guerre de 1870 contre les Prussiens et avait été fait prisonnier en Allemagne. Certains l’appelaient « le sous-off » ou « le sergot ».

Veuf, il avait huit enfants, dont plusieurs ont quitté la maison alors que j’étais encore très jeune.
L’un d’eux, Auguste, dit « Bassour », amputé d’une jambe à la suite d’un accident, marchait avec des béquilles. Taciturne lui aussi, il s’est noyé dans un trou d’eau de la Ragie-Pierrard.
Émile est mort écrasé par un train à Marseille.
Joseph, marié à Charlotte ALPHE et habitant Mandeure, a lui aussi eu une fin tragique.

Parmi les filles, Julie ; Xaverine, qui a épousé Virgile CURTY et repris la maison familiale ; Aline, mariée à MIDOT ; et Louise, mariée à Joseph TRIMAILLE, dit « Giégié » (prononcé " Diedgie" en patois de Voillans . 






25 août 2026

Maison "chez MERGUET" puis CHAILLET J.

Maison « chez MERGUET », puis CHAILLET J.

Ancienne maison de Pélagie LANOIX, une pauvre vieille dont l’esprit était profondément troublé. Dans ses rêves, ou peut-être dans ses pensées nocturnes, elle recevait la visite du préfet ou du procureur de la République.
Elle élevait quelques chèvres, peut-être aussi quelques poules et des lapins, mais cela devait lui procurer un revenu si insignifiant que, comme pour d’autres personnes de cette époque, je me suis toujours demandé de quoi elle pouvait réellement vivre.
Certains prétendaient qu’elle avait été autrefois à l’aise, mais qu’elle aurait été ruinée vers 1915 ou 1916 lors du krach des emprunts russes. Il se disait d’ailleurs que ce sont ces titres périmés qu’elle transportait toujours avec elle dans une sorte de poche ou de musette.

Pour nourrir ses chèvres, qu’elle emmenait souvent avec elle, elle récoltait du foin non pas coupé mais arraché, à l’aide d’une faux qui coupait à peine plus qu’un morceau de tôle. Il faut dire qu’elle était bâtie comme un homme. Elle faisait d’énormes ballots qu’elle transportait sur une brouette, parfois sur plusieurs kilomètres.

Ses départs de la maison donnaient lieu à un rituel immuable : elle fermait la porte à clé, faisait quelques pas, posait la brouette, puis revenait s’assurer que la porte était bien fermée et qu’il n’y avait personne à l’intérieur, en regardant par le trou de la serrure. Ce manège se répétait plusieurs fois, trois ou même quatre, en s’éloignant de plus en plus loin, parfois jusqu’à près de cent mètres.

Longtemps après son décès, la maison a été achetée et habitée par Célestin HEME, dit « Merguet », et sa femme Louise. Elle est ensuite devenue la propriété de Joseph CHAILLET, qui ne l’a jamais occupée.






24 août 2026

Cinéma Stella de Baume les Dames : à l'affiche du 25 août au 1er septembre 2026

Voici le programme du Stella pour cette nouvelle semaine cinématographique ainsi que le lien pour prendre vos places sur le nouveau site en cliquant sur ce lien 

Attention le jeudi la séance est à 20H00



Maison STREIT Roland et Béatrice

 Maison Streit Roland et Béatrice

Anciennement connue sous le nom de « chez Rigolisse », sobriquet porté par ses anciens propriétaires.
À mon époque, cette maison était habitée par la famille Lanoix, ou Lanoy.

J’y ai connu deux frères : Auguste, dit « le Noir », et son frère Paul, dont le surnom m’échappe, ainsi que leur neveu, dit « Antoine ». Il me semble aussi avoir aperçu la mère de ce dernier, « la Phanie », mais ce souvenir reste vague.

Alors que j’étais encore très jeune, la maison a été achetée par la famille Coquard, puis par Daniel Billerey, après la disparition des membres de cette famille.
C’est ce dernier qui a entrepris d’importants travaux pour l’habiter, avant de la revendre quelques années plus tard.

"Chez RIGOLISSE"
Maison STREIT


23 août 2026

Maison GUILLAUME Charles

Maison Guillaume Charles

De ses parents et grands-parents, et cela depuis de très nombreuses générations, j’y ai connu Paul et Louise Chaillet, ses grands-parents, Charles, surnommé « Tête de Brebis », et sa femme Honorine Guillaume, sœur de la Mama et de Bismark.

Les familles Guillaume et Jeannin étaient alors considérées comme des familles respectées du village.
Quand j’étais jeune, le vieux Charles avait à peine soixante ans, mais il ne travaillait plus. Il se promenait souvent avec sa canne et avait une allure différente de celle des cultivateurs ordinaires.

À quelques pas de leur maison, ils en possédaient une seconde, qui, je crois, est aujourd’hui en partie démolie.
Elle était mitoyenne avec la maison d’habitation de la famille Alphe : Émile, un veuf, qui vivait avec ses enfants, Louis, dit « Kakolin », Augustine, dite « la Titine », Charlotte et Auguste, dit « Gugu ».

Cette famille était connue sous le surnom de « chez le Charron ». À l’exception de Charlotte, leur mode de vie était souvent désordonné et marqué par des excès. Kakolin, en particulier, avait un caractère difficile et gardait facilement rancune.
Le dimanche soir, lorsqu’il avait trop bu, il devenait parfois le sujet de plaisanteries de la part des jeunes du village. Certains, comme Marcel Curty et Stéphane Guillaume, allaient jusqu’à lui dresser de faux procès-verbaux pour ivresse. Les plaisanteries allaient parfois un peu loin, et il est étonnant qu’il n’en soit jamais résulté d’incidents graves.

Il faut dire qu’à cette époque, les distractions étaient rares au village. 


Chez GUILLAUME

22 août 2026

Maison de Xavier Laurent, dit "Magnat"

Maison de Xavier Laurent, dit « Magnat »

Ancienne maison de Xavier Laurent, dit « Magnat », de sa femme Irma Curty et de leurs deux filles, Marie et Marthe.

Les Magnat ne fréquentaient guère les autres habitants du village. Xavier était un homme peu sociable, que l’on craignait plus ou moins, et sa femme avait un comportement jugé parfois étrange.
Ils faisaient la culture avec deux beaux étalons, qui impressionnaient également les gens.

Dans un logement très modeste, attenant à leur écurie, vivait la mère de Xavier, la vieille Joséphine. Elle était plus souvent maltraitée que secourue, soit par son fils, soit par sa belle-fille. Je me suis souvent demandé de quoi pouvait vivre cette pauvre femme, car non seulement elle ne possédait rien, mais son fils avait muré l’unique porte donnant sur l’écurie, l’obligeant à sortir par la fenêtre.

Je n’ai jamais su ce qui s’est passé vers les années 1925. La famille a été dispersée, Magnat a vendu le bétail et est parti à Paris.
Il en est revenu, je ne sais combien de temps après, avec une femme, une ou deux autres personnes, mais aussi avec un pilon en bois et des béquilles, car on lui avait amputé une jambe. Je n’ai jamais su pour quelle raison cette amputation avait eu lieu, ni quand ni où il est mort.
Les filles, parties à Paris, ne sont pas revenues à Voillans. Seule y est restée la « Magnatte ».

La maison a ensuite été habitée pendant de longues années par Séraphin Chaillet et sa femme Marthe Guillaume, puis par Joseph Chaillet et sa femme Marie-Louise.
Ensuite par la famille Endele, et actuellement le propriétaire est Alain Tisserand.

Alain TISSERAND à gauche 
Vieille fromagerie au centre en arrière plan
Fromagerie (1927) à droite 


21 août 2026

Concert "Les Timbres" avec la Chorale SOMBEVELLE

Avec la participation de la Chorale SOMBEVELLE.

La der des der pour Isabelle SCHIFFMANN comme Cheffe de Cœur de cette Chorale.

L'occasion pour elle de "transmettre ses baguettes" à son remplaçant.




Maison toute vieille - Fromagerie

Maison toute vieille - Fromagerie

Cette dernière, ancienne dépendance de l’ex-chalet et appartenant autrefois à Célestin Hême, dit « Merguet », était utilisée comme fromagerie au rez-de-chaussée et comme épicerie à l’étage.

Celle-ci était tenue par Aline, qui était une nièce de Célestin.

La fromagerie a dû subsister jusque vers 1927 ou 1928, à l’ouverture du nouveau chalet.
Quant à l’épicerie, elle a dû être fermée quelques années après la guerre de 14-18, peut-être au moment du mariage d’Aline avec Virgile Roy.

"La fromagerie"

vues Arrière des fromageries
La nouvelle à gauche et la plus vieille à droite


Toute vieille fromagerie au 1er plan
Chez ROY à l'arrière plan







20 août 2026

Maison de Trimaille Edouard, dit "Piouli"

Maison de Trimaille Édouard, dit « Piouli »

Le nouveau chalet de la fromagerie a été construit en 1927-1928 sur l’ancienne maison de Trimaille Édouard, dit « Piouli ».
Je me souviens encore qu’il vivait avec sa femme, et je crois même qu’il y avait une autre personne, peut-être Bonney Émile, mais je n’en suis pas sûr.
Sa grange et son écurie (il attelait des vaches) se trouvaient de l’autre côté du chemin, à côté de la vieille fromagerie de Merguet.

Maison d'Albert Curty et d'Alice Guillaume, et de leur fils Charles

 Maison d’Albert Curty et d’Alice Guillaume, et de leur fils Charles

Cette maison, mitoyenne de celle de chez « Tâtiche » (Trimaille) et également d’une grange appartenant aux Coquard, formait un très grand bâtiment qui, d’après le vieux « Tito », aurait abrité jusqu’à sept familles.
Il faut dire que, toujours d’après « Tito », le village comptait à l’époque entre six et sept cents habitants (1).

Pour en revenir à la maison, elle appartenait auparavant à la famille Hême : Jules, dit « Jules du Blanc », et sa femme Berthe Guillaume.
Ils avaient deux enfants, Augusta et Charles, qui a épousé Germaine Guillaume, sœur d’Alice.
Au décès de Charles et de Germaine, Alice a hérité de la maison.

La grange, presque en ruine, appartenait à la famille Coquard. Elle devait être l’ancienne maison d’habitation de la famille Boillon avant qu’ils n’aillent demeurer à la Grange des Noix.
Les anciens la désignaient sous le nom de « chez Paulin ».

(1) P.-S. de F.-C. :
en 1836 = 574 habitants.
En 1846 = 436 ha au village, 12 ha au Creux d’Alouettes, 39 ha aux Planchottes Lambert, 56 ha à la Grange des Noix.

Maison CURTY Albert et Charles à gauche  
Maison TRIMAILLE "Tatiche"au milieu avec la rampe ( " ancienne levée de grange " )
Maison ROY Aline à droite      
           et à l arriere de la maison CURTY albert une partie ecurie , grange et annexes dont la moitié coté ouest appartenait aux COQUARD

19 août 2026

Maison Trimaille – Narcisse, dit « Tâtiche », et sa femme Marie

 Maison Trimaille – Narcisse, dit « Tâtiche », et sa femme Marie

De leurs enfants, je n’ai connu que Joseph, dit « Dgiedgie », qui a épousé Louise Curty, dite « Vernier », et Anna, mariée à Charles Jeanneret.

Les Tâtiche, père et fils, étaient cultivateurs et sabotiers, mais petit à petit, Dgiedgie a diminué son activité de saboterie pour se consacrer uniquement à la culture.

Ayant hérité de son oncle Édouard, dit « Piouli », c’est lui qui a eu le premier poste de T.S.F. de Voillans, que nous écoutions le soir, lorsqu’il faisait beau, assis dans l’herbe devant le cimetière.

Maison de Virgile et Aline Roy

 Maison de Virgile et Aline Roy

C’était la maison de Jules Vuillain, marié à Émilie Tavernier, tante de Lucie « Fiocon ».
Ils avaient deux filles, Germaine et Juliette, décédées très jeunes : l’une à l’âge de 16 ans et l’autre à 19 ans.

La Millie, se retrouvant seule après le décès de son mari, a accueilli la famille Roy, Virgile et Aline. Ils ont vécu presque en commun pendant de longues années.
À sa mort, Virgile et Aline sont devenus propriétaires de la maison.

Ils avaient trois filles : Jeanne, Marie et Louise.                                                                                              Aline à pendant de longues années exercée le metier de correspondante postale de  Voillans .                                                                                                                                                          il y avait aussi BARTYNA André né a KAMIONKA  en POLOGNE ( il est inscrit à Voillans sur la liste du recensement de  1936 comme "domestique" )

18 août 2026

Maison de Maurice CURTY, dit "Bourbaki"

Maison de Maurice CURTY, dit « Bourbaki »

Le surnom de « Bourbaki » se transmettait de père en fils depuis le père, ou peut-être le grand-père, de Maurice, qui avait sans doute combattu dans l’armée du général Bourbaki pendant la guerre de 1870. (1)

Maurice était marié à Marcelle CHAPUIS, de Gondenans, et ils avaient une famille nombreuse. (2)

L’un de leurs fils, Joseph, frère de Denise MARÉE, est mort pour la France dans une embuscade pendant son service militaire en Algérie.

Autre drame, bien avant cela : Louis CURTY, frère de Maurice, célibataire, vivait avec eux. Il est mort accidentellement vers 1925-1926, tué par un arbre qu’il abattait avec son frère en forêt de Barmont, à Voillans.

P.-S. de F-C :

(1) À ma connaissance, Louis était fier de ce surnom, qui s’est perdu avec sa disparition.

(2) Dont Jean, un des enfants, avait pour parrain le président de la République Albert Lebrun (1932-1940). Sous la IIIe et IVe République, les parents de familles nombreuses pouvaient demander, pour leur treizième enfant, le parrainage du président de la République, qui, en général et sous condition d’être des parents exemplaires, leur était accordé.

Denise me racontait que, dans leur maison, celle où vivaient ses arrière-grands-parents (qui sont aussi les miens), il y aurait eu trois logements. Et, effectivement, après recherches, il y avait trois ménages en 1881 : CURTY Claude François, FÉLUT Auguste, cordonnier, et une famille COINTOT.

Aussi, en 1876, dans cette même maison, a logé un garde forestier nommé PETIT Charles, son épouse BARRAND Catherine, leur fils, leur fille, ainsi que sa belle-mère, BARRAND Sophie.

Chez ROY Aline au 1er plan
"Bourbaki" Maurice CURTY au fond 






maison CURTY Maurice ( la levée de grange qui etait tres longue a été supprimée lors de la rénovation )




17 août 2026

Cinéma Stella de Baume les Dames : à l'affiche du 18 au 24 août 2026

Voici le programme du Stella pour cette nouvelle semaine cinématographique ainsi que le lien pour prendre vos places sur le nouveau site en cliquant sur ce lien 

Attention le jeudi la séance est à 20H00



Maison "chez la TAURIE" ou "chez la Germaine"

Maison “chez la TAURIE” (1) ou “chez la Germaine”

Cette maison appartenait à Annie CURTY, épouse de Joseph CHAMPROY dit « Mimi ». On l’appelait couramment « chez la Taurie ».
Je pense que ce surnom venait de l’ancienne propriétaire, que je n’ai pas connue personnellement.

J’ai cependant le vague souvenir d’y avoir vu Alfred JEANNERET, frère de Delphin, qui était bien l’époux de celle qu’on surnommait « la Taurie ». Son nom de jeune fille était Victorine LANOIX. Ils ont habité cette maison quelques années.

Par la suite, la maison est passée dans la famille de Charles HEME.

(1) P-S de F-C :
Taurie : définition extraite du dictionnaire du Moyen Français (1330-1500).
Le mot désigne une génisse, c’est-à-dire le féminin de taureau, issu du latin taurus.

En langage plus simple et dans l’esprit du village, cela voulait dire une femme solide, forte, bien charpentée, « bien bâtie » comme on disait autrefois. Ce n’était pas forcément méchant, mais plutôt une façon imagée, un peu rude et moqueuse, de décrire quelqu’un de robuste, selon l’humour paysan de l’époque.

Une génération plus tard, la mienne, la maison appartenait à Albert Curty et à son épouse Alice Guillaume, parents de Charles, Annie et Michèle.
Albert, frère de ma mère, était aussi mon parrain. Lorsque nous venions à Voillans, tous les trois ou quatre ans, j’étais souvent avec lui. Il m’a appris bien des choses simples et précieuses de la terre : reconnaître les champignons, greffer les arbres fruitiers, et mille autres petits savoirs qui ne s’apprennent pas dans les livres.

Mais revenons à la maison « chez la Germaine ».

Cette maison, inhabitée, servait de véritable quartier général, surtout l’hiver, quand la neige tombait en abondance. Et à l’époque, ce n’était pas trois flocons pour faire joli : on parlait de bonnes couches de vingt centimètres qui tenaient plusieurs jours !

La grande pièce, avec son poêle, faisait à la fois atelier et salle de réunion. Les jours de mauvais temps, on pouvait s’y retrouver une bonne douzaine.
On y fabriquait, avec des machines rudimentaires construites par Albert Curty et Louis Liard père, toutes sortes d’objets utiles : des licous pour les vaches (les cornadis n’étaient pas encore connus à Voillans), des cordes tressées, des liens de toutes sortes, et surtout de la vannerie.

Des paniers de toutes formes : à champignons, à vendange, à bûches, à bois… Il y en avait pour tous les usages et pour tous les dos.

La matière première, c’était les « véyllis » (en patois de Voillans), c’est-à-dire les clématites. Elles donnent des lianes régulières en diamètre et très longues. On allait les chercher dans les buissons, on les enroulait en couronnes, puis on les faisait cuire dans une énorme marmite remplie d’eau.
La cuisson facilitait l’épluchage et les rendait plus souples pour le travail. Une vraie cuisine… mais pour paniers.

Dans cette grande pièce enfumée par le poêle et par la fumée des cigarettes roulées au tabac gris, nous passions des heures.
Il y régnait une ambiance spéciale, chaleureuse, presque magique, que l’on ne retrouve plus aujourd’hui. Un mélange de bois, de fumée, de sueur et de bonne humeur.

Nous, les jeunes, nous restions là, à écouter les anciens raconter leurs histoires de chasse et surtout les bêtises qu’ils avaient faites dans leur jeunesse. Certaines étaient sûrement vraies… d’autres beaucoup moins, mais elles devenaient toujours plus belles en vieillissant.
Et souvent, ces bêtises se faisaient au détriment des autres, ce qui les rendait encore plus savoureuses à raconter.

Bref, chez la Germaine, ce n’était pas seulement une maison : c’était une fabrique de paniers, une école de la vie, et un théâtre où les souvenirs se racontaient avec sérieux… et beaucoup de mauvaise foi joyeuse.