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3 juin 2026

Maison PIGUET

 

Maison PIGUET Colette

Ancienne maison de Stanislas CURTY, maréchal-ferrant (père de la Magnatte).
Il me semble l’avoir vu devant sa porte, mais c’est un souvenir vague et incertain, car il a dû décéder en 1915 et j’avais 4 ans. Veuf, il vivait avec une ou plusieurs de ses sept filles. Il n’avait qu’un fils, Marius, tué en 1914 dès le début de la guerre, ou peut-être blessé mortellement et décédé dans un hôpital.

Dans cette maison, j’ai surtout connu Marthe (1), qui a dû rester à Voillans jusque vers les années 1920. J’allais parfois jouer avec un de ses fils, Denis Guinegagne (2), un Parisien un peu plus âgé que moi, qui venait en vacances chez sa tante.

Vers 1920, la maison a été vendue à Julien Vautrin, marié à Suzanne Corlet (du Creux d’Alouettes). Un fils Vautrin, qui était forgeron, a exercé pendant quelques années seulement, puis il est parti à Nancy avec sa famille, après avoir vendu forge et maison à Maurice Bourgeois, marié à Maria Marinesse.

En hiver, ou les jours de pluie, la forge était souvent le lieu de rassemblement des jeunes et moins jeunes du village, et quand Maurice Bourgeois avait une grosse pièce à forger, il y avait toujours quelqu’un pour prendre le marteau et frapper devant (3).

À un moment donné, Maurice et sa femme avaient ouvert un café, qu’ils ont exploité pendant plusieurs années. Ils avaient trois enfants : Louis, Simone et Andrée.

En 1934, Maurice Bourgeois ayant décidé d’agrandir les bâtiments, c’est Albert Curty (père de Charles) et moi-même qui avions construit l’écurie.


P.-S. : de F. C.

(1) Marthe, fille de Stanislas, née en 1892.
(2) Denis, petit-fils de Stanislas, né en 1906.
(3) Celui qui « frappe devant » se place de l’autre côté de l’enclume et bat le fer avec un gros marteau (4 ou 5 kg) appelé « à devant », tenu à deux mains. De la main gauche, le forgeron tient le fer rouge avec une pince et le présente à la frappe de l’autre, qui doit toujours battre au milieu de l’enclume. Alternativement, le forgeron bat le fer avec son marteau appelé « marteau d’enclume », et pour arrêter les frappes, le forgeron donne un petit coup à droite sur l’enclume.
(Source : livre de Jean-Loup Trassard, Neige sur la forge.)



Pierre Champroy et Alphonse Pourcelot en action

La forge